Eric Besson, François Fillon et Nathalie Kosciusko-Morizet en visite à la centrale nucléaire de Bugey (Ain), le 29 août 2011.
Eric Besson, François Fillon et Nathalie Kosciusko-Morizet en visite à la centrale nucléaire de Bugey (Ain), le 29 août 2011. - AFP PHOTO / JEAN-PIERRE CLATOT

Bérénice Dubuc

La ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a indiqué que le gouvernement n'excluait pas la fermeture de la centrale de Fessenheim, en Alsace, ce jeudi sur France Info.

Interrogée sur une éventuelle fermeture de la centrale de Fessenheim, la ministre a répondu que «pour faire un recommandation», elle avait besoin du «travail de revue décénale de l'autorité de sureté nuclaire», qu'elle a reçue en juillet dernier. Elle a indiqué que l'ARS recommandait «un certain nombre de travaux», dont el gouvernmeent devait à présent évaluer la faisabilité technique et le coût.

«Je veux attendre les résultats de l’audit de Fukushima pour pouvoir tirer des conclusions sur Fessenheim»

«Il y a eu Fukushima qui est passé par là. Le Premier ministre a lancé des audits de nos centrale nucléaires après l’accident de Fukushima, nous en aurons les résultats entre décembre et janvier. Moi je veux attendre les résultats de l’audit de Fukushima pour pouvoir tirer des conclusions sur Fessenheim […] La fermeture n’est pas exclue. Elle ne pas non plus à ce stade annoncée», a-t-elle continué.

Nathalie Kosciusko-Morizet a par ailleurs estimé que le sommet de Durban n'était pas une «déception», malgré le retrait du Canada. «Quand on voit l’urgence que représente la lutte contre le changement climatique [...] on se dit [...] que les engagements de réduction, le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre est insuffisant […] en même temps, ça faisait 10 ans qu’on attendait de réussir à engager des négociations avec la Chine, l’Inde et les Etats-Unis», a-t-elle justifié.

>> Regardez l'interview de la ministre de l'Ecologie sur France Info: