Présidentielle 2012: Le «psychodrame» PS-Verts augure mal d'une future alliance gouvernementale, selon la presse

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Publié le 18 novembre 2011.

REVUE DE PRESSE - Beaucoup de quotidiens doutent de la capacité des uns et des autres à gouverner ensemble...

Le «psychodrame» entre socialistes et écologistes sur un accord pour 2012 et le «compromis fragile» obtenu augurent mal d'une future alliance gouvernementale, estiment de nombreux éditorialistes ce vendredi.

«Il y a dans le psychodrame qui s'est noué cette semaine entre le PS et les Verts comme un air de déjà vu», écrit Bruno Dive dans Sud-Ouest, en souvenir de la turbulente «gauche plurielle», réunie de 1997 à 2002 autour de Lionel Jospin. Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert explique que les Verts, «qui ne pèsent pas si lourd, s’autorisent à défier François Hollande comme s’il s’agissait du premier venu», parce qu’«ils ont bien senti que l’homme n’habitait pas encore la fonction de candidat à la magistrature suprême».

Manque «d’atomes crochus»

«Que la gauche continue comme cela et elle ira droit dans le mur en contribuant à alimenter le rejet de la politique», juge sévèrement Maurice Ulrich dans les colonnes du quotidien communiste L'Humanité. Beaucoup de quotidiens régionaux doutent désormais de la capacité des uns et des autres à gouverner ensemble «faute d’atomes crochus entre eux», ironise Xavier Panon du journal La Montagne, pour qui l'accord conclu «ne masque pas une divergence de fond» sur l'avenir de la filière nucléaire.

«Bricolage et nucléaire ne font pas bon ménage, et il faut bien dire que cette séquence a donné une grosse impression d'improvisation sur un bout de table», commente Hervé Favre dans La Voix du Nord. «Le compromis est fragile. Il jette un doute sur la solidité du couple et d'une future alliance gouvernementale», résume Didier Louis dans Le Courrier picard. Les Dernières Nouvelles d'Alsace, sous la plume d'Olivier Picard, parle d'une «formidable marche arrière devant l’obstacle».

Dans ce contexte évidemment, «la droite tire à boulets rouges» et «Nicolas Sarkozy, au nom d'un intérêt national qui fait consensus depuis 1958, se pose comme son garant», relève Chantal Didier de L'Est républicain. Dominique Garraud constate lui aussi dans La Charente Libre que «le trou d'air de François Hollande après son investiture par le PS et surtout ses palinodies sur le nucléaire (...) permettent au chef de l'Etat de se refaire une santé sur le plan intérieur».

© 2011 AFP
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