Un plan de rigueur «mou du genou», aux mesures qui «risquent d'être inefficaces et impopulaires»

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Publié le 8 novembre 2011.

REVUE DE PRESSE - Peu d'éditorialistes sont convaincus par le plan annoncé lundi par François Fillon...

Le deuxième plan de rigueur dévoilé par François Fillon est «mou du genou», inefficace et accentue les inégalités sociales, critiquent mardi de nombreux éditorialistes qui prédisent l'annonce, tôt ou tard, d'un troisième plan.

>> Tout savoir sur le plan Fillon par ici

«En fait, l'inquiétude centrale que soulève ce plan, au-delà des multiples questions qu'il suscite, c'est qu'il est mou du genou côté croissance» commente ainsi Paul Burel dans Ouest-France.

«Le deuxième plan de rigueur en trois mois présenté par François Fillon sera-t-il le der des ders?» s'interroge Jacques Camus dans La République du Centre. «Personne n’y croit vraiment et c’est bien là son principal défaut.»

Des mesures «injustes et déséquilibrées»

Patrick Fluckiger explique dans L'Alsace que «le plus inquiétant est que tout cela ne suffira pas», car le gouvernement «ne fait pas reculer la dette. Or c'est elle qui provoque et entretient la crise de l'euro.»

Et Olivier Picard insiste dans les Dernières nouvelles d'Alsace: les mesures annoncées «risquent simplement d’être inefficaces et impopulaires pour rien».

Plusieurs quotidiens condamnent, en outre, le renforcement des «inégalités» qui s'expriment dans ce nouveau train de mesures. C'est le cas de Jean-Paul Piérot qui estime dans L'Humanité que le plan Fillon «constitue une nouvelle étape dans la démolition sociale à l'oeuvre depuis le début de la présidence Sarkozy».

François Martin, dans le Midi libre, qualifie aussi les nouvelles mesures d'«injustes et déséquilibrées» et Daniel Ruiz (La Montagne) estime que «la grande réforme qui perçait sous le ton autoritaire du Premier ministre n’est pas là, les inégalités, si».

«Il ne reste rien du sarkozysme originel»

Paul Quinio, de Libération, va encore plus loin: «La faillite du sarkozysme: c’est ce qu’a acté hier François Fillon en présentant son deuxième plan en quelques mois». «Il ne reste rien du sarkozysme originel» de 2007, ajoute-t-il.

Mais plusieurs quotidiens soulignent les enjeux électoraux de ces annonces à six mois du scrutin présidentiel.

Pour Gaëtan de Capèle (Le Figaro), le plan «ne peut se concevoir que comme une étape dans une réflexion beaucoup plus large sur le périmètre, le poids et le coût de la sphère publique, qui étouffe notre économie. C’est un débat essentiel pour la France. Et pour l’élection de 2012.» Les Echos se situent sur le même terrain dans leur analyse.

«Une navigation à la godille et par gros temps»

Mais pour Dominique Garraud (Charente Libre), «la ficelle est un peu grosse qui consiste à vouloir convaincre à la fois les agences de notation et des électeurs dont la défiance vis-à-vis de Nicolas Sarkozy est toujours en pente ascendante». Il critique «une navigation à la godille et par gros temps» de la majorité.

Quant à Patrice Chabanet (Journal de la Haute-Marne), «le plan pluriannuel annoncé hier force en effet le candidat socialiste à abattre ses cartes plus tôt qu'il ne l'avait prévu».

© 2011 AFP
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