Nicolas Sarkozy et Barack Obama, lors de leur interview télévisée post-G20 le 4 novembre 2011, à Cannes.
Nicolas Sarkozy et Barack Obama, lors de leur interview télévisée post-G20 le 4 novembre 2011, à Cannes. - AP/SIPA

N. Be. avec Reuters

Tout va bien entre «Barack» et «Nicolas». Les chefs d’Etat américain et français, qui se sont plusieurs fois appelés par leur prénom, se sont couverts de compliments lors de leur interview post-G20 sur TF1 et France 2 ce vendredi soir. A six mois de l'élection présidentielle française, Barack Obama a rendu vendredi un hommage appuyé à Nicolas Sarkozy, dont il a loué le «leadership» et l'énergie.

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Ils se sont employés avec force superlatifs à souligner la proximité de vues et la complicité qu'ils n'ont eu de cesse d'afficher durant les deux jours du sommet, dominé par les turbulences de la zone euro. «Etant donné que nous avons beaucoup travaillé ensemble, Nicolas et moi-même, nous avons un lien excellent et nous l'avons toujours eu», a affirmé Barack Obama lors de cet entretien croisé enregistré dans l'après-midi dans le bureau du maire de Cannes.

«Nicolas a toujours été un partenaire ouvert»

«Nicolas a toujours été un partenaire ouvert, qui travaille beaucoup, qui a beaucoup d'énergie», a poursuivi le chef de la Maison Blanche, dont le mandat s'achève également en 2012. Les présidents américain et français n'ont toujours pas fait savoir publiquement s'ils brigueraient leur réélection, mais leurs intentions ne font guère de doutes pour les observateurs.

Précisant ne pas vouloir «s'exprimer au sujet de la politique française», Barack Obama a toutefois dépeint un portrait flatteur de son partenaire, avec des arguments en quasi-résonance avec ceux du parti présidentiel, l'UMP.

«Que ce soit sur les questions économiques ou des questions liées à la sécurité, il a été un partenaire absolument essentiel. On n'aurait pas pu réussir en Libye sans l'initiative, sans le leadership de Nicolas Sarkozy et de l'Otan», a assuré le président américain. «On ne serait pas dans une position aussi forte en Afghanistan sans le leadership de Nicolas Sarkozy, ainsi que les autres partenaires de la coalition», a-t-il ajouté.

«Quand il n'est pas d'accord, Barack Obama, il m'appelle»

S'exprimant à sa suite, Nicolas Sarkozy a insisté sur «l'amitié» qui le lie à son homologue américain. «C'est un homme avec qui on peut parler, on a toujours pu parler, c'est un homme qu'on peut convaincre, c'est un homme qui est courageux», a-t-il dit. «On parle très librement. Quand il n'est pas d'accord, Barack Obama, il m'appelle, et quand j'ai une difficulté, je lui dis», a-t-il poursuivi.

«L'amitié, c'est pas simplement les bons moments, c'est aussi les épreuves, les souffrances, les décisions difficiles. (...) L'amitié, ça ne peut pas être simplement pour les bons moments ou pour les célébrations», a lancé le président français, qui a saisi la main de Barack Obama avec chaleur à l'issue de l'interview.