Marine Le Pen, présidente du Front national, lors de son discours sur l'éducation au club Idées-Nation, le 29 septembre 2011 à Paris.
Marine Le Pen, présidente du Front national, lors de son discours sur l'éducation au club Idées-Nation, le 29 septembre 2011 à Paris. - V. WARTNER/20 Minutes

© 2011 AFP

Jean-François Copé (UMP) «se ridiculise en persistant dans son attitude de mauvais joueur face au succès des primaires socialistes», a estimé ce lundi soir Marine Le Pen (FN) en réagissant à ses propos fustigeant la «démondialisation» chère à Arnaud Montebourg (PS).

Dans un communiqué, la présidente du Front national juge que le secrétaire général de l'UMP s'en prend «de façon assez ridicule à Arnaud Montebourg, au point de qualifier de "dinguerie" la remise en cause de la mondialisation».

Lundi dans un point presse, Jean-François Copé a également parlé d'une «proximité idéologique un peu troublante» entre Arnaud Montebourg, arbitre du second tour de la primaire PS, et Marine Le Pen.

«Voilà qui en dit long sur le fond de sa pensée: en dehors de l'ultralibéralisme et du libre-échange point de salut. Voilà qui en dit long aussi sur son mépris pour l'électorat qui sort de la bien-pensance copéiste», réagit la candidate à la présidentielle.

Le score de Montebourg, un «signe encourageant»

La leader du FN juge qu'il y a «à l'évidence des points de convergence» entre son projet économique et celui d'Arnaud Montebourg: «Le dépassement du dogme du libre-échange, et la nécessité de mettre au pas les banques et les marchés financiers».

«Le très bon score d'Arnaud Montebourg est un signe encourageant qui démontre la profonde aspiration des Français à davantage de protection, même si ces idées disparaissent désormais du débat socialiste au profit du conformisme de Martine Aubry et François Hollande», ajoute-t-elle.

Marine Le Pen déplore cependant «un manque de cohérence» chez Arnaud Montebourg. «Il n'est pas possible de sortir de la mondialisation débridée sans remise en cause des principes ultralibéraux de l'Union européenne, sans réflexion sur l'euro», dit celle qui prône la sortie de l'euro.

«Et chacun sait que le protectionnisme au niveau européen restera toujours une chimère, tant il est contraire à l'idéologie européiste», ajoute Marine Le Pen, qui défend des droits de douane et des quotas d'importations aux frontières nationales, ce qui imposerait de renégocier les traités européens ou de sortir de l'UE.