PARIS - Soutien à Fillon pour Paris? "A lui de dire publiquement ses choix", déclare Copé

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Publié le 6 octobre 2011.

PARIS - Jean-François Copé, dans la perspective des législatives de 2012 et des municipales de 2014 à Paris, a refusé de dire s'il soutiendrait François Fillon avant qu'il n'exprime "publiquement ses choix" en disant clairement s'il souhaitait ou non être candidat, jeudi sur Europe 1.

Interrogé sur un éventuel soutien de sa part au Premier ministre en cas de candidature de celui-ci à la mairie de Paris en 2014, le secrétaire général de l'UMP a botté en touche: "je propose qu'on inverse les choses. C'est à lui de dire publiquement quels sont ses choix".

"Je vous promets que le jour où il le dit, si vous m'interrogez le lendemain, je vous donnerai mon point de vue mais je ne veux en aucun cas, par courtoisie vis-à-vis de lui, m'exprimer avant lui sur ce sujet", a-t-il ajouté.

L'ancienne garde des Sceaux et maire du VIIe arrondissement de Paris, Rachida Dati, dont il est proche, aurait-elle sa préférence ? "Je n'ai jamais entendu que Rachida Dati était candidate à la mairie de Paris (...) C'est en 2014... Pour ce qui concerne Paris, on en est déjà à refaire que les gens se reparlent. Une haie après l'autre !", a répondu M. Copé.

Les deux hommes forts de la majorité, qui ont déjeuné ensemble lundi à Matignon, entretiennent des relations compliquées, avec la présidentielle de 2017 en toile de fond. Chez M. Copé, on reproche à M. Fillon de manquer de courage et de ne jamais jouer cartes sur table. Du côté du Premier ministre, on accuse le patron de l'UMP de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues, notamment pour son parachutage dans la capitale.

Alors qu'on lui demandait encore sur Europe 1 s'il jugeait "opportune" la déclaration de M. Fillon sur le "processus moderne" des primaires pour l'après-2012, qui convient "à droite comme à gauche", M. Copé a sèchement répondu qu'il n'allait "pas commenter les propos du Premier ministre".

"La seule chose que je peux vous dire, c'est que pour moi, le critère de modernité n'est pas tant d'organiser une primaire que d'entendre les candidats pour voir si ce qu'ils disent est courageux ou pas", a-t-il ajouté.

Et de lâcher, comme mercredi soir lors d'un meeting UMP dans la Somme: "ce qui est important, ce n'est pas d'être à la course au mot à la mode".

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