Affaire Karachi: Hortefeux dénonce «des boules puantes» pour salir Sarkozy

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Publié le 30 septembre 2011.

REVELATIONS - Alors que l'homme d'affaires Ziad Takieddine a été mis en examen ce vendredi...

Nicolas Sarkozy peut compter sur son ami de trente ans. Les prétendues révélations en série sur l'affaire de Karachi visent uniquement à atteindre Nicolas Sarkozy qui n'a jamais été mêlé à la moindre affaire judiciaire, a déclaré vendredi Brice Hortefeux.

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L'ancien ministre de l'Intérieur a dénoncé sur France 2 une «avalanche de boules puantes» et affirmé qu'il n'était concerné «ni de près, ni de loin par l'affaire dite de Karachi». Il a expliqué avoir téléphoné à l'un de ses amis en garde à vue dans ce dossier à la suite d'une «intuition». «Aujourd'hui, tout donne à penser qu'on n'est pas en quête de justice, qu'on n'est pas à la recherche de la vérité, qu'on est dans un combat exclusivement politique», a dit ce proche de Nicolas Sarkozy. «J'observe que chaque demi-journée il y a une nouvelle révélation et tout le monde a bien compris que l'objectif c'est, naturellement, d'atteindre Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.

Brice Hortefeux avait été entendu comme témoin dans la journée par la police dans une enquête où il est soupçonné d'avoir eu frauduleusement connaissance d'une déposition du dossier sur une affaire de corruption présumée lors de la présidentielle de 1995. L'homme de confiance de Nicolas Sarkozy, interrogé durant plus de deux heures à la direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre (Hauts-de-Seine), a nié toute infraction. Il a répété sur France 2 qu'il ne disposait d'aucun élément provenant du dossier judiciaire.

Hortefeux doute des accusation d'Hélène de Yougoslavie

Dans une conversation téléphonique remontant au 14 septembre, Brice Hortefeux avait indiqué à Thierry Gaubert, mis en examen depuis, que la femme de ce dernier, interrogée quatre jours auparavant par le juge Renaud van Ruymbeke, «balançait beaucoup». Brice Hortefeux a répété qu'un site Internet avait évoqué un témoin qui accablait Thierry Gaubert, ce qui l'avait incité à lui téléphoner. «J'ai eu une première intuition qui s'est transformée en quasi-certitude quand j'ai appris qu'Hélène Gaubert avait pris le même cabinet d'avocats que Mme Takieddine» pour divorcer, a ajouté Brice Hortefeux.

Ziad Takieddine, homme d'affaires et intermédiaire franco-libanais, a été mis en examen pour complicité et recel d'abus sociaux dans le cadre du dossier Karachi. Brice Hortefeux n'est pas susceptible d'être inquiété dans l'immédiat, le parquet de Paris ayant choisi la voie d'une enquête préliminaire pour «violation du secret professionnel et recel». Le parquet devra statuer en fin d'enquête sur le sort de l'ex-ministre. Il peut soit ouvrir une information judiciaire, soit classer l'affaire sans suite, soit citer directement Brice Hortefeux devant le tribunal s'il estime les faits caractérisés.

Reuters
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