Primaires: Un premier débat «sans éclat» et «guindé» souligne la presse

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Publié le 16 septembre 2011.

POLITIQUE - Dans «La République des Pyrénées», Jean-Michel Helvig, note toutefois que «s'il n'y en avait que deux sur le plateau qui ne gouverneront sans doute pas ensemble c'est bien François Hollande et Martine Aubry»...

Jugé «guindé» et «sans éclat», le premier débat des primaires socialistes n'a pas vraiment captivé les éditorialistes ce vendredi, qui reconnaissent cependant que les candidats ont su éviter le principal écueil menaçant leur compétition interne: la cacophonie.

«La gymnastique convenue et un rien guindée que constituait le débat d'hier (jeudi) a conféré un côté amidonné à tous les candidats» mais «elle a permis d'éviter affrontements et cacophonie qui auraient été préjudiciables à la crédibilité des protagonistes», résume Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain.

De ce point de vue, «le PS jouait gros, hier soir. Il a plutôt réussi», commente François Martin du Midi libre.

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«Chacun a pris soin de ne pas agresser l'autre»

«S'agissant de la forme, chacun a pris soin de ne pas agresser l'autre», souligne aussi Michel Urvoy dans Ouest-France, tout en relevant des propositions «sensiblement différentes» montrant «qu'il y a plusieurs manières d'être socialiste».

Hervé Chabaud, de L'Union/L'Ardennais, a surtout observé «des personnalités très différentes mais qui n’ont pas osé s’affronter frontalement».

Dans La République des Pyrénées, Jean-Michel Helvig, note toutefois que «s'il n'y en avait que deux sur le plateau qui ne gouverneront sans doute pas ensemble c'est bien François Hollande et Martine Aubry», auteurs des rares escarmouches de la soirée.

«Sans attaques personnelles»

«Les principaux candidats ont rivalisé en protestations d'attachement à la rigueur. Ce n'est pourtant pas ce qu'attend l'électorat de gauche», déplore l'éditorialiste du quotidien communiste L'Humanité, Patrick Apel-Muller.

Daniel Ruiz, dans La Montagne, retient surtout que «les candidats socialistes et le radical de gauche ont fait la démonstration qu’ils étaient capables de débattre sans que leurs divergences apparaissent comme des zizanies».

Dans les colonnes de L'Alsace, Patrick Fluckiger met en avant «la qualité des échanges, sans attaques personnelles, alors que la droite vient de se déchirer sur le plan d'austérité». «Preuve est faite, à l'occasion d'un exercice périlleux, que la politique ne se résume pas en petites phrases, tweet et formules choc, mais qu'elle peut être porteuse d'idées et respecter le citoyen», abonde Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi, classée à gauche.

«C'est donc une soirée sans éclats mais malheureusement également sans beaucoup d'éclat que les téléspectateurs ont pu suivre», estime Jacques Guyon dans La Charente libre.

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© 2011 AFP
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