Tout donner dans la dernière ligne droite. «Nous abordons une semaine décisive. Le rendez-vous des primaires devient concret car les Français vont savoir où ils vont pouvoir aller voter, c’est une étape majeure», explique, mardi, le premier secrétaire Harlem Désir en présentant la page Internet qui permet de localiser les 9.500 bureaux de vote des primaires (lesprimairescitoyennes.fr). A parti d’aujourd’hui, le parti lance également une campagne de pub dans la presse nationale. Dans les derniers jours, le PS ciblera la presse quotidienne régionale et indiquera dans ces encarts les lieux de vote pour aller chercher ceux qui n’utilisent pas Internet. Depuis le week-end dernier, les militants des fédérations sont également à pied d’œuvre pour tracter et informer.
Le débat comme accélérateur
Cette campagne de mobilisation, chiffrée à environ 1,5 million d’euros, est décisive pour un parti qui s’est fixé le nombre d’un million de votants comme seuil de réussite. Pour le moment, il a l’air de convenir aux candidats qui, depuis la fin de l’été, commençaient à s’inquiéter du manque d’information du public. «Oui on aurait pu commencer plus tôt mais Harlem Désir gère plutôt bien les choses», explique confiant Bruno Le Roux, partisan de François Hollande. «Le PS est une formidable machine électorale mais, il faut qu’elle se mette en route», poursuit Manuel Valls. L’organisation de ces primaires est aussi une nouvelle expérience pour les militants.» Autre rendez-vous de la semaine: le débat télévisé de jeudi soir, qui va dynamiser la campagne, selon les entourages des candidats (voir ci-dessous).
L'organisation du débat
Mardi matin le Comité national d’organisation des primaires (CNOP) a tiré au sort, en présence des représentants des candidats, l’ordre de passage lors du débat de jeudi soir sur France Télévisions. Martine Aubry, puis Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Jean-Michel Baylet, Ségolène Royal et enfin François Hollande prononceront pendant une minute leur profession de foi. Pour le mot de conclusion, l’ordre sera inversé. Pour les interviews face aux journalistes, l’ordre a été ainsi décidé: Montebourg, Baylet, Royal, Hollande, Valls et Aubry. Les candidats resteront à leur pupitre pendant deux heures, «pour faire plus débat présidentiel qu’assis à une table», selon le proche d’un candidat.