«Un bon coup de balai, et hop!». Réagissant aux révélations sur la Françafrique et les accusations de financements occultes des partis politiques, Ségolène Royal a promis lundi de «faire le ménage» en France si elle est élue présidente en 2012.
Dans son élan, la candidate aux primaires socialistes a ajouté: «Il y aura du ménage à faire. Et ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage.» Une formule plutôt ambigüe dont on peine à savoir si elle se rapporte à l'honnêteté présupposée de la femme par rapport à l'homme ou si elle tourne en dérision la répartition inégale des tâches domestiques.
Lors de sa «rencontre citoyenne» avec les électeurs potentiels des prochaines primaires, Ségolène Royal a également estimé que les accusations de Robert Bourgi constituaient pour la France «une nouvelle humiliation sur la scène internationale», particulièrement en raison de l'origine présumée des fonds. «Voilà les valises d'Afrique!».
«On assiste à la décomposition d'un gouvernement, au plus haut sommet de l'Etat. C'est une atteinte à l'histoire, à la dignité de la France. Moi je serai la garante de la morale politique. On est là pour servir et non pour se servir.»
L'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 a promis que, si elle était élue, tout élu condamné à une peine privative de liberté serait démis de ses fonctions et inéligible à vie.