Manuel Valls, le 22 août 2011, lors d'une conférence de presse au siège du Parti socialiste.
Manuel Valls, le 22 août 2011, lors d'une conférence de presse au siège du Parti socialiste. - P. KOVARIK / AFP

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Manuel Valls a estimé mardi que Dominique Strauss-Kahn avait «le droit et le devoir de s'expliquer» mais il a jugé qu'il devait reconstruire «son lien avec les Français» et l'a exhorté à «ne pas se mêler de la bataille» des primaires.

«Sa vie privée a été jetée en pâture (...) mais Dominique Strauss-Kahn a le droit et, d'une certaine manière, le devoir de s'expliquer», a jugé le député-maire d'Evry sur Canal+.

«Il doit se reconstruire personnellement et reconstruire son rapport avec les Français», a estimé Manuel Valls. «Il lui appartient maintenant de s'expliquer devant les Français et de ne pas rentrer dans les débats internes», a jugé celui qui «reste» son «ami».

«Qu'il reconstruise son lien avec les Français»

«Le langage de vérité qu'il tenait sur les finances publiques, sur les réformes qu'il faut faire, sur concilier rigueur et justice sociale, cette équation politique, je m'en réclame», a-t-il poursuivi.

«Mais pour ce qui le concerne, qu'il reconstruise son lien avec les Français, qu'il ne se mêle pas de la bataille, du débat des primaires», a-t-il insisté.

«Je suis candidat à la primaire avec la volonté de créer une surprise, d'incarner une gauche populaire, inventive (...) Les Français sont inquiets (...). J'ai envie de parler de cela», a-t-il fait valoir.

Il critique Aubry et Montebourg

Pour lui, «l'équation politique que représentait Dominique Strauss-Kahn», «son expertise économique», est «toujours d'actualité» et Manuel Valls s'en «réclame avec fierté».

«Ceux qui attaquent l'homme --d'une manière que je considère comme peu noble-- comme l'a fait Arnaud Montebourg, ceux qui semblent se détacher de DSK, parce que ce serait moins populaire d'être son ami, comme l'a fait (...) Martine Aubry, oublient l'équation politique du bonhomme», a jugé Manuel Valls.