La Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, lors d'annonce de sa candidature aux primaires socialistes à Lille, le 28 juin 2011.
La Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, lors d'annonce de sa candidature aux primaires socialistes à Lille, le 28 juin 2011. - B.TESSIER / REUTERS

Avec Reuters

Les propositions de Martine Aubry pour réduire l'endettement de la France relèvent de l'imposture, estime dimanche la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, la candidate à la primaire socialiste propose de supprimer 10 milliards de niches fiscales, de baisser à 20% l'impôt sur les sociétés qui réinvestissent et de supprimer les subventions aux heures supplémentaires.

Ces trois propositions ne sont pas du tout du gôut de celle qui est aussi la porte-parole du gouvernement. «Les propos tenus par Martine Aubry démontrent que, loin d'avoir pris la mesure de la nécessité de lutter contre la dette, la candidate aux primaires socialistes présente en réalité un projet en forme de déficit permanent», réagit la ministre du Budget dans un communiqué.

«Les propos que tient Martine Aubry sur la dette relèvent donc de l'imposture pure et simple: les déclarations de circonstances ne parviennent pas à masquer la réalité du projet socialiste, qui minerait la crédibilité de la France», estime Valérie Pécresse.

Objectif 3% en 2013

La France adoptera le 24 août de nouvelles mesures destinées à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés en matière de réduction des déficits publics. La perspective d'une nette décélération de la croissance économique, avec pour conséquence une baisse des recettes de l'Etat, contraint le gouvernement à chercher de nouvelles économies et de nouveaux revenus.

Le programme français de stabilité prévoit de ramener les déficits à 4,6% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain et 3% en 2013, après 5,7% cette année et 7,1% en 2010. Ces objectifs semblent toujours crédibles aux yeux des agences de notation mais pourraient nécessiter des mesures plus sévères que prévu.