Sarkozy en pèlerinage au plateau des Glières

POLITIQUE C'est son cinquième déplacement sur cette terre de Résistance...

M.P. avec Reuters

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Nicolas Sarkozy, sur le plateau des Glières le 31 mai 2011, haut lieu de la Résistance en Haute-Savoie.

Nicolas Sarkozy, sur le plateau des Glières le 31 mai 2011, haut lieu de la Résistance en Haute-Savoie. — P. FAYOLLE / SIPA

Nicolas Sarkozy a effectué son traditionnel pèlerinage sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie. Un déplacement sur ce haut-lieu de la résistance qui tombe à pic pour un chef de l’Etat en pleine opération représidentialisation. La sobriété était le maître-mot de la journée.

Si le 16 mai dernier, quelque 3.000 personnes avaient organisé un contre-pèlerinage sur le plateau pour dénoncer une «instrumentalisation de l’histoire» et une récupération de la Résistance, rien de tel, cette fois.  Mardi, la petite foule qui se pressait à la nécropole de Morette, où sont inhumés les résistants tués pendant les combats de janvier à mars 1944, et la centaine de personnes qui l'attendaient à la mairie du Petit-Bornand, étaient entièrement acquises au chef de l'Etat.

«Courage», «Bonne chance», lui ont crié quelques spectateurs à Morette en faisant allusion à l'élection présidentielle de 2012. «Bonjour à Carla», a lancé un homme en se référant à l'épouse, enceinte, du chef de l'Etat. «J'espère que ce sera une fille!», a enchaîné une femme. Nicolas Sarkozy s'est ensuite envolé en hélicoptère pour le plateau des Glières, où il est allé déposer, seul, une gerbe au pied d'une stèle avant d'aller de se recueillir, également seul, dans la crypte de béton dressée au milieu du plateau.

«C'est toujours la même émotion»

«C'est toujours la même émotion», a-t-il confié aux quelques personnes qui l'ont rejoint, dont le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, le régional de l'étape. Un peu plus tard, redescendu dans la vallée, il s'est contenté de signer le livre d'or de la mairie du Petit-Bornand avant d'aller déjeuner, comme tous les ans, dans le restaurant «Chez Suzanne» et n'a pas prononcé de discours.

A un an de l'élection présidentielle, le chef de l'Etat semblait pour sa part soucieux de ne pas prendre le risque de gâcher une séquence plutôt positive pour lui, entre l'élimination prématurée d'un rival socialiste, Dominique Strauss-Kahn, inculpé de tentative de viol aux Etats-Unis, et le bon déroulement du sommet du G8 à Deauville.

L'affaire Georges Tron, accusé d'agression sexuelle sur deux ex-collaboratrices, aurait pu polluer les prochaines semaines du gouvernement mais sa démission expresse, décidée par l'exécutif, permet de réduire les nuisances.