Le député Patrick Roy est mort

POLITIQUE Le député du Nord souffrait d'un cancer du pancréas et s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi à l'hôpital de Valenciennes...

M.P.

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Patrick Roy, le député-maire socialiste de Denain, le 14 mars 2011 à l'Assemblée, pour son retour après un traitement contre le cancer du pancréas.

Patrick Roy, le député-maire socialiste de Denain, le 14 mars 2011 à l'Assemblée, pour son retour après un traitement contre le cancer du pancréas. — J. DEMARTHON/ AFP

Il avait fait sa rentrée sur les bancs de l'assemblée le 14 mars dernier, après un long traitement contre un cancer du pancréas, et avait ému tous ses collègues. Mais Patrick Roy, l'inimitable député socialiste à la veste rouge et fan d'heavy métal, est mort à 53 ans. C'est Patrick Ollier, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, qui l'a annoncé dans un communiqué ce mardi matin. «C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous apprenons le décès de Patrick Roy», écrit-il. France 3 Picardie précise que le socialiste s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi dans le service de soins paliatifs de l'hôpital de Valenciennes. Son cancer - l'un des plus virulents - avait été diagnostiqué en octobre, juste après la réforme des retraites, contre laquelle il avait ferraillé des nuits durant.

«L’Assemblée perd un parlementaire haut en couleurs qui servait les intérêts de ses convictions avec toute la verve et la passion qui l’habitaient. Outre ses tenues vives et les décibels puissants du rock métal qu’il aimait tant écouter et défendre, nous retiendrons surtout l’immense leçon de courage et de dignité qu’il nous a donnée lors de son dernier combat face à la maladie», ajoute Patrick Ollier.

«La vie est belle», lançait Patrick Roy en mars

Le retour du député-maire de Denain (Nord) dans l'hémicycle, alors qu'il était au plus mal à la fin de l'année, avait provoqué un moment d'intense émotion sur les bancs de l'Assemblée. Ses collègues, toutes tendances confondues, lui avaient réservé des applaudissements nourris.

Patrick Roy, qui souffrait d'un cancer du pancréas, avait, durant son traitement, reçu le soutien de toute la classe politique. Dans son «combat contre la mort», il s’était dit «bouleversé» par «les soutiens» de ses collègues de gauche et de droite. Notamment celui du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui était souvent venu le visiter. «Je n’oublierai jamais», avait rendu hommage Patrick Roy. «Dès demain je redeviens un opposant farouche, mais je vous le redis, je vous aime toutes et tous, la vie est belle», avait-il conclu, très ému, comme ses collègues.

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Dans son combat contre la maladie, Patrick Roy avait été exemplaire de transparence, annonçant la nouvelle à ses administrés, n'hésitant pas, à la fin de l'année dernière, à leur dire que les médecins ne lui donnaient plus que quelques semaines à vivre. Il avait médiatisé son combat contre le cancer et appelé tous les malades du cancer à parler du mal qui les ronge à leurs proches. «Il faut toujours dire qui on est. C'est pour cela que j'ai parlé de mon cancer», expliquait-il, ajoutant que le soutien de ses proches, collègues et administrés, l'avaient sauvé.

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