Pierre Moscovici, secretaire national du Parti Socialiste lors des rencontres retraites du PS a Tomblaine dans la banlieue de Nancy (photo prise le 17 juin 2010)
Pierre Moscovici, secretaire national du Parti Socialiste lors des rencontres retraites du PS a Tomblaine dans la banlieue de Nancy (photo prise le 17 juin 2010) - POL EMILE/SIPA

Entre trois et cinq départements de gagné, un de perdu, ce n’est pas la vague rose annoncée…
C’est un succès incontestable, un désaveu pour l’UMP. De manière claire, les électeurs ont marqué leur rejet de la politique de Nicolas Sarkozy. Mais c’est un vote qu’il faut accueillir avec modestie, responsabilité, voire gravité. La France est mécontente de l’offre politique, elle est en souffrance sociale. Le fait que le FN progresse de manière significative entre les deux tours est un signal d’alarme. Il faut garder une satisfaction lucide.

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Quelles leçons le PS doit-il tirer de ce scrutin?
Ce vote, c’est une incitation au travail. Les Français nous ont donné leur confiance, on doit avoir un esprit de responsabilité. On ne peut pas se contenter d’une victoire fondée sur le rejet de Nicolas Sarkozy. Il faut réussir l’étape de notre programme et des primaires, en évitant les divisions.

Le PS perd le Val d’Oise, ancienne terre d’élection de Dominique Strauss-Kahn…
On ne peut pas lui imputer ce résultat. D’autant qu’il me semble que le PS a gagné tous les cantons de son ancienne circonscription. Il y a dans ce département un certain nombre de facteurs locaux, comme des divisions, à prendre en compte. Si on veut parler de DSK, il faut parler du sondage qui le donne à 34% au premier tour, à plus de 10% du FN et de l’UMP. C’est le seul à distance. Mais ce n’est pas le sujet du soir.

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Comment le PS peut-il attirer à lui les électeurs populaires qui votent pour le FN?
Il faut une gauche populaire. Il faut que la gauche donne des réponses au malaise et aux souffrances des Français. Autant je combats toutes les valeurs de Marine Le Pen, autant je connais ses électeurs. Il faut que nous soyons plus performants, plus efficaces. Il n’y a pas de fatalité au vote FN à condition de créer l’espoir. Pour 2012, rien n’est gagné même si une étape supplémentaire est franchie.

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