Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine après l'élection de cette dernière à la tête du FN le 16 janvier 2011 à Tours.
Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine après l'élection de cette dernière à la tête du FN le 16 janvier 2011 à Tours. - REUTERS/Stephane Mahe

La nouvelle présidente du Front national, Marine Le Pen, affirme dans un entretien paru jeudi dans Le Point que ce qui s'est «passé» dans les camps nazis «est le summum de la barbarie», tout en critiquant la «culpabilisation» des Français au nom de l'Histoire.

«Je n'ai pas à faire de travail de mémoire. Tout le monde sait ce qui s'est passé dans les camps et dans quelles conditions. Ce qui s'y est passé est le summum de la barbarie. Et, croyez-moi, cette barbarie, je l'ai bien en mémoire», explique Marine Le Pen dans cet entretien.

Un tacle à son père

«Je ne me sens aucune filiation avec ce que fut l'armée allemande (...) Cette armée a assassiné nos pères et nos frères, je ne l'oublie pas. Et tous ceux qui font preuve d'ambiguïté sur le sujet m'agacent au plus haut point», ajoute la fille de Jean-Marie Le Pen.

Comme on lui demande si c'est le cas aussi pour ceux qui font preuve «d'ambiguïté sur la Shoah», elle répond: «Oui, ils m'agacent de la même manière». La fille de Jean-Marie Le Pen avait déjà pris ses distances dans le passé avec les propos les plus polémiques de son père, en disant notamment en mars 2009, à propos des chambres à gaz: «je ne pense pas que cela soit un détail de l'histoire».

Ras-le-bol d'entendre «Collabos»

«Je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père», avait-elle aussi affirmé en avril 2008. Dans l'entretien au Point, Marine Le Pen estime également que «l'Histoire a d'abord permis de culpabiliser les Français au-delà du raisonnable. On leur a expliqué qu'ils étaient des salauds, des colonisateurs, des esclavagistes... à ce titre, ils devaient abandonner leurs réflexes de survie et accepter, par exemple, une immigration insupportable».

La nouvelle présidente du parti d'extrême droite ajoute: «Je ne supporte plus d'entendre dire que les Français ont été des collabos!». «Combien de gamins de 14 ans ont gardé chez eux une arme sans craindre d'être fusillés pour cela? Et il y a eu quelques salauds, bien sûr... Mais je prends tout dans l'histoire de France, ses grandeurs comme ses faiblesses, ses moments de génie comme ses moments de barbarie», poursuit-elle.

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