2012: François Hollande veut un «candidat normal» pour le PS

POLITIQUE Et «grave, stable et rassembleur»: c'est tout lui donc...

M.P.

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François Hollande le 29 août 2010 à l'université d'été de La Rochelle.

François Hollande le 29 août 2010 à l'université d'été de La Rochelle. — S. MAHE/ REUTERS

Début d’année en fanfare pour François Hollande dont le plan commence à se mettre en place. Lundi, il était la surprise du sondage de France Soir, qui le donnait en nette progression et ce mercredi, c’est Libération, à qui il a donné une interview, qui le présente en «une» comme «l’outsider». Le député de Corrèze ne s’est toujours pas déclaré mais il trace sa route et se construit une stature.

«En 2007, nous avions des candidats de transgression. En 2012, il faudra un candidat normal. Pas banal, mais grave, stable et rassembleur», explique François Hollande. Bref, lui tout craché. Il revient d’ailleurs sur la période douloureuse des primaires 2006, où il ne s’est pas présenté car «ce n'était pas (son) moment». «Des épreuves, le 21 avril 2002 comme le référendum de 2005, m'avaient amené à faire prévaloir l'unité de mon parti sur toute autre considération. J'ai beaucoup sacrifié. De moi-même comme de mes ambitions», a-t-il expliqué. «Il n'y a pas de candidat providentiel», insiste-t-il.

Respect de la décision de la direction

Commentant les bons sondages actuels, l’ex-premier secrétaire retient «ce qui (lui) paraît solide, le rapport qu'(il) a installé avec les Français», «fondé sur le sérieux, le travail, la cohérence». Quant au calendrier des primaires, enfin adopté mardi, le député de Corrèze a redit son opposition à un calendrier long, plaidant pour la désignation d’un candidat avant l’été. «La direction du parti a préféré faire la part des choses entre ceux qui voulaient un calendrier long et ceux qui préféraient une désignation avant l'été. C'est sa décision, je la respecte», explique-t-il.

Enfin, celui qui n’est que candidat putatif – on l’oublierait – a redit qu’il dirait sa décision après les cantonales de mars, car «la source de (sa) légitimité, c'est le suffrage universel».