Primaires socialistes: Ségolène Royal espère un scrutin «régulier»

23 contributions
Publié le 10 janvier 2011.

POLITIQUE - Elle semble en douter...

Ségolène Royal (PS) a indiqué lundi à Poitiers qu'elle espérait bien que le scrutin des primaires socialistes serait «régulier», se déroulerait «dans la transparence», avec «une égalité de moyens» entre les différents candidats.

«J'espère que ça sera fait dans de bonnes conditions et que le scrutin sera régulier, si vous voyez ce que je veux dire», a lancé Mme Royal, qui s'exprimait en marge de ses voeux à la presse de présidente de la région Poitou-Charentes. Une allusion sans doute au vote de 2008 où Martine Aubry l'avait battue d'extrême justesse pour le poste de première secrétaire du parti.

Elle a noté que Martine Aubry «s'était engagée sur la régularité du scrutin puisqu'il y a même un code éthique» à ces primaires. «Il faut tenir fermement la barre de ce code éthique et du bon déroulement des choses, et ne pas revoir les errements que nous avons connus récemment», a-t-elle dit, prônant aussi «un scrutin à égalité de moyens entre les différents candidats».

Ne pas traîner les pieds

Pour elle, les primaires doivent être «bien organisées, transparentes, honnêtes, claires, incontestables, et ensuite tout le monde devrait se rassembler, et pas en traînant les pieds», derrière celui qui aura été désigné, a-t-elle préconisé.

Elle a prévenu «qu'il ne faudra pas faire comme en 2007 où chacun retourne chez soi et se permet des petites déclarations toutes plus désagréables les unes que les autres». «Il faut en finir avec la bataille des ego», selon elle.

Sur le calendrier des primaires, elle a indiqué qu'elle s'adapterait, «étant entendu que plus on a de temps pour se préparer, mieux c'est. Moi de toute façon j'ai déjà commencé à me tourner vers les Français», a-t-elle remarqué.

Un tacle à Frédéric Mitterrand

Elle a prévenu d'une campagne présidentielle «difficile», «avec une droite qui détient tous les leviers de pouvoirs et l'extrême droite en embuscade». A ce sujet, elle a estimé «qu'il faut absolument répondre aussi aux angoisses et aux inquiétudes des catégories populaires qui sinon se précipitent vers des propositions simplistes».

Critiquée par Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture et neveu de François Mitterrand, pour s'être posée en héritière politique de l'ancien président, Mme Royal enfin s'est dite «pas sûre qu'il soit le mieux placé pour délivrer des certificats de valeur politique liée à François Mitterrand» alors qu'il «sert un président de la République qui a violemment insulté, injurié l'oeuvre de François Mitterrand pendant sa campagne présidentielle».

Importé par 20minutes.fr
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr