La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a déclaré, samedi à Montpellier, qu'elle irait à l'élection présidentielle de 2012 "pour gagner", si elle est élue à la tête du parti lors du congrès qui doit désigner le nouveau leader du parti en janvier 2011.

"Je pense que nous avons la possibilité de gagner ces élections présidentielles", a-t-elle dit devant des journalistes, avant une réunion avec des sympathisants FN de l'Hérault.

"Aller au deuxième tour si c'est pour perdre, ça n'a pas tellement d'intérêt", a-t-elle ajouté. "Je pense avoir réussi, en 10 ans, à proposer un programme économique et social qui attire une nouvelle frange d'électeurs. Ceux-là ont pensé pendant longtemps que notre programme se résumait à la lutte contre l'immigration et l'insécurité".

Dans la perspective du congrès des 15 et 16 janvier prochains à Tours, la candidate à la présidence du FN a répété son refus de "toute alliance avec l'UMP, contrairement à Bruno Gollnisch", son adversaire, qui a appelé à un large rassemblement.

"Je suis opposée à voir revenir dans le FN des groupuscules radicaux, caricaturaux, anachroniques. Entre les catholiques, les pétainistes et les obsédés de la Shoah, ça ne me paraît pas cohérent. Le FN ne servira pas de caisse de résonance à leurs obsessions", a-t-elle affirmé.

Marine Le Pen s'est par ailleurs félicitée de la révélation de milliers de notes diplomatiques américaines par le site internet WikiLeaks, alors que son père Jean-Marie Le Pen, président du FN, avait au contraire trouvé le procédé "assez discutable".

Certains de ses télégrammes montrent, selon elle, que "notre président de la République est un gougnafier qui ne sait pas se tenir". "Les Américains ont multiplié les câbles sur son comportement pour le moins étrange, et en tout cas l'impolitesse majeure lors de ses déplacements à l'étranger. Le comportement du président de la République est complètement inadapté", a-t-elle estimé.