Ilham Moussaid, candidate du NPA pour les élections régionales en région Paca, lors d'une conférence de presse à Marseille, le 3 février 2010.
Ilham Moussaid, candidate du NPA pour les élections régionales en région Paca, lors d'une conférence de presse à Marseille, le 3 février 2010. - SIPA

La candidate voilée du NPA aux dernières élections régionales, Ilham Moussaïd, ainsi que sept autres adhérents dans le Vaucluse, ont décidé de quitter le parti d'Olivier Besancenot, a-t-on appris ce vendredi auprès d'un porte-parole du NPA dans ce département. Sa présence sur les listes du NPA avait engendré une scission au sein des effectifs du parti dans ce département.

Le 31 mars, la tête de liste NPA aux régionales, Jacques Hauyé, avait expliqué dans un communiqué que «les comités attachés au féminisme et à la laïcité regrettent l'instrumentalisation de l'islam à laquelle la candidate s'est prêtée avec le concours actif d'une équipe qui s'est autonomisée et qui continue autour d'elle».

«Un départ c'est toujours un échec»

Selon un porte-parole du NPA, Jacques Fortin, huit membres de cette équipe, dont Ilham Moussaïd, ont décidé de quitter le parti. Dans une lettre révélée jeudi dans Mediapart et évoquée dans Libération, l'un des chefs de file de ce groupe, Abdel Zahiri, a déploré une «véritable chasse aux sorcières» et s'est plaint que lui et ses camarades soient «montrés du doigt comme des pestiférés».

Le congrès du NPA devait trancher le débat né de la présence de Mlle Moussaïd sur ses listes régionales. «Un départ c'est toujours un échec», a réagi Ingrid Hayes, membre du comité exécutif du NPA. «On prend acte et on respecte leur décision», a-t-elle dit, tout en estimant que l'«on peut tout à fait vivre ensemble et militer ensemble en étant en désaccord».

«Pas l'échec du travail d'implantation du NPA dans les quartiers populaires»

«Ce départ est lié au débat, aux remous qui ont secoué notre organisation suite à la candidature (d'Ilham Moussaid), sur les questions de religion, le féminisme, la laïcité. C'est un débat qui sera tranché au congrès, on regrette qu'ils soient partis avant», a-t-elle ajouté. Leur départ «ne signe ni l'échec du travail d'implantation du NPA dans les quartiers populaires ni l'échec du NPA en général», a-t-elle souligné.

Le congrès du NPA a déjà été repoussé deux fois. Prévu dans un premier temps du 10 au 14 novembre, il avait déjà été renvoyé, en septembre, au 10-12 décembre. Lors d'un Conseil politique national (CPN, parlement) qui s'est tenu mi-novembre, le NPA a décidé à nouveau de repousser son congrès national aux 4, 5 et 6 février.

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