Europe Ecologie-Les Verts, le nouveau parti écologiste

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Publié le 13 novembre 2010.

ASSISES - Les deux entités ont fusionné ce samedi à Lyon...

De notre envoyé spécial à Lyon

Les deux mille votants ont fait dans la sobriété. Réunis à Lyon ce samedi, les deux mille délégués des Verts et d’Europe Ecologie, réunis pour la fusion de leurs deux organisations, ont choisi d’appeler le nouveau mouvement… Europe Ecologie-Les Verts. Un choix de simplicité, comme une manière de rappeler que l’important, «c’est la transformation écologique de la société», ainsi que l’ont répété, tour à tour à l’estrade, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère ou bien Eva Joly, très probable candidate du nouveau mouvement à la présidentielle 2012.

Pour le nouveau parti, un vaste chantier se dessine. Plus qu’un nouveau nom, la journée de Lyon veut marquer une transformation en profondeur de l’écologie politique. «L’idée, c’est de mettre en œuvre, de transformer en actions les idées qu’a eu l’écologie politique depuis trente ans», explique Eva Joly.

Les 15.000 adhérents tenteront d’élaborer ensemble un projet de société commun, une sorte d’écologie au quotidien, très concrète. Au cœur de ce projet: le citoyen, et le pouvoir d’action de chacun. «La transformation écologique ne sera pas l’œuvre d’un gouvernement, ce sera l’œuvre des citoyens, ou alors on n’y arrivera pas», prévient Daniel Cohn-Bendit.

«Nous sommes un parti de gouvernement»

Le parti est donc bien décidé à rassembler bien au-delà de ses anciennes frontières. Car les écolos en sont convaincus: leurs idées peuvent rassembler très large. Et la nouvelle structure peut leur donner un nouvel élan: «des gens rebutés par l’image de losers sympathiques des Verts pourront venir», pense l’ancienne candidate à la présidentielle Dominique Voynet. «Il faut mettre les egos de côté, prendre ses responsabilités et apporter de vrais solutions concrètes», estime l’eurodéputée Karima Delli.

Europe Ecologie-Les Verts se présente donc comme un possible parti de pouvoir. «Nous sommes un parti de gouvernement, nous sommes prêts à mettre les mains dans le cambouis, mais nous ne sommes pas prêts à renoncer à notre projet de transformation de la société», rappelle Cécile Duflot.

Sans renier son héritage de gauche, le nouveau mouvement souhaite viser plus large. «Pour battre Nicolas Sarkozy, il faut rassembler au-delà de la gauche, ce qui ne veut pas dire contre la gauche», a ainsi clamé Daniel Cohn-Bendit, très applaudi.

Gilles Wallon, à Lyon
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