De notre envoyé spécial à Lyon
C’est une fusion inhabituelle qui prend place ce samedi à Lyon: un parti politique, Les Verts, et un «réseau de personnalités» politiques et écologistes, Europe Ecologie, s’unissent. Les deux entités disparaissent pour créer un nouveau mouvement, plus fédérateur et plus large politiquement. Avec une ambition: gagner le poids politique nécessaire pour, enfin, «transformer en profondeur la société des hommes», selon Eva Joly, candidate déclarée à la présidentielle. «Il s’agit d’être majoritaire, il ne s’agit pas d’être une force de contestation, de défrichage», renchérit Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts.
La fusion marque donc «la nouvelle naissance» de l’écologie française. Elle n’est pas surprenante. Depuis 2008, Les Verts et Europe Ecologie marchaient déjà main dans la main, au point d’en être parfois confondus. Ensemble, ils avaient remporté un vif succès aux élections européennes de 2009 : 16,3% des voix, et six eurodéputés. Mais les deux entités restaient assez différentes.
Des centristes jusqu’aux communistes
D’un côté, Les Verts, une organisation politique née en 1984 et depuis toujours ancrée à gauche. De l’autre, Europe Ecologie, une alliance de personnalités non étiquetées «Verts», aux opinions politiques diverses, et rassemblées autour de Daniel Cohn-Bendit : de José Bové à Yannick Jadot (ex-Greenpeace), en passant par la juge Eva Joly. Le spectre est déjà large, il s’agrandit encore ce samedi: des socialistes, des communistes ou encore des centristes rejoignent les rangs du nouveau mouvement, qui refuse d’être étiqueté «à gauche». «C’est un poil plus subtil, on refuse les boîtes à idées habituelles», explique Cécile Duflot.
Ce samedi, à Lyon, l’humeur est donc à la fête. Toute la famille écologiste a répondu à l’appel, même Nicolas Hulot, qui ne rejoint pourtant pas le nouveau parti. Le nom du nouveau mouvement sera dévoilé à 17 heures, après le vote des adhérents.
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