Bernadette Chirac, 77 ans, va rempiler au Conseil général de Corrèze. Dans un entretien à La Montagne mercredi, elle annonce qu’elle briguerait un nouveau mandat de conseillère général en mars 2011, qu’elle occupe depuis 1979.
«C'est avant tout un choix du cœur», explique-t-elle. «Avec les habitants du canton, c'est une longue histoire. Il y a un profond attachement. C'est une famille pour moi», ajoute l’épouse du chef de l’Etat. Et d'ajouter: «Arrêter aujourd'hui, ça aurait été trahir toutes celles et tous ceux qui m'ont toujours accompagnée et soutenue », se justifie-t-elle encore.
Elle explique également qu’elle n’a pas pris cette décision «à la légère». «C'est un engagement pour un territoire, mais il y a toujours un risque. Une élection n'est jamais gagnée d'avance», assure-t-elle.
Enfin, Jacques Chirac ne l’a pas dissuader de se représenter, pour couler des jours heureux à la retraites. Il «est l'incarnation même de l'engagement en politique», souligne Bernadette Chirac. «Aujourd'hui, il a pour règle de ne pas commenter la vie politique. Il n'y a aucune raison pour qu'il fasse une exception pour moi», tranche-t-elle.