L’élection était présentée comme à haut risque. Comme celle permettant d'ébrécher les murs de la maison Sarkozy père et fils dans les Hauts-de-Seine. Il s’agissait d’un scrutin très symblique, celui du délégué UMP de la circonscription de Neuilly-Puteaux, remporté haut la main par le fils cadet du président de la République. Les militants UMP ont réélu jeudi Jean Sarkozy à «85,62% des voix» et avec «un taux de participation trois fois supérieur à celui du dernier scrutin en 2008» pour lequel il était le seul candidat, a assuré un de ses proches.
Un score mirifique alors qu’il était opposé à quatre candidats et qui lui permet deconserver la tête de la section UMP de Neuilly où son père a été maire pendant près de vingt ans. Une joli rebond pour le jeune conseiller général, un an après l’épisode de l’Epad. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule: Jean Sarkozy a obtenu la validation de sa deuxième année de droit, avec mention assez bien, ce vendredi.
Vendredi, lors de la réunion publique du Conseil général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy doit avec le président Patrick Devedjian être confirmé comme représentant de l'assemblée départementale au sein de l'Epadesa, né de la fusion de l'Epad, l'établissement public dont il a voulu briguer la présidence, et de l'Epasa, un établissement voisin.
Reste que cette victoire permet à Jean Sarkozy d'asseoir son autorité dans les Hauts-de-Seine et peut donc lui servir de tremplin. L'élu de 24 ans vise plusieurs objectifs: la députation dans les Hauts-de-Seine dès 2012, et/ou la présidence du Conseil général.