Comme à son habitude, il n’y va pas de main morte. Georges Frêche, le président DVG de Languedoc-Roussillon, ex-socialiste, s’est exprimé ce soir sur l’antenne de 7L TV, la chaîne régionale. Interrogé par Olivier Roirand et Pierre-Paul Castelli, il est revenu sur ce qu’il pense de Martine Aubry, avec qui la guerre est déclarée depuis qu’elle a soutenu la candidature du maire de Montpellier, la socialiste Hélène Mandroux, contre lui aux régionales de mars dernier.
«Martine Aubry est un peu stalinienne sur les bords. Elle fait des trucs, même le PC au pire du moment du stalinisme ne l’a jamais fait. Par exemple aller barrer l’entrée des journées de la Rochelle au sénateur socialiste Navaro (nldr: ex-patron de la fédération PS de l’Hérault, exclu pour avoir été colistier de Georges Frêche aux régionales). Ce n’est pas digne d’un premier secrétaire d’un parti, surtout quand on veut être candidat à la présidentielle! Il faut élargir, elle, elle rétrécit. Vous savez, ces exclusions de Martine Aubry dans la région, c’est une pantalonnade! Les fédérations continuent à se réunir, simplement au lieu que ce soit le premier secrétaire qui fait marcher la fédé, c’est le trésorier. Ca ne change rien!»
«Si j’avais dix ans de moins, j’irai! Je ferais beaucoup mieux que tous ces énarques en peau de lapin. Ils sont tous plus mauvais les uns que les autres. Nous sommes le seul parti encore dirigé par un bataillon d’énarques. Aubry est énarque, Hollande, Royal, Fabius, Strauss Kahn sont énarques. Vous savez, il y en a 5% qui sont extrêmement intelligents et brillants, comme Chevènement, et 95% qui suivent ce qu’on leur a appris toute leur vie sans jamais réfléchir.»
«Ils ont passé l’été à parler de l’affaire Woerth au lieu de parler des salaires, des retraites. Les retraites, ils en parlent depuis quatre jours! Mais quelles sont les propositions des socialistes? Aucune! Ils disent “la retraite à 60 ans”, comme des merles, mais tous les sociaux-démocrates d’Europe, ils ont la retraite à 65, 67 ans. Et nous, par miracle, on la met à 60? Mais on n’en a pas les moyens financiers, il faut voir la réalité.»
«Je vais à Paris le 14 et 15 septembre faire une dizaine de télévisions nationales et radios dire ce que j’ai à dire. Je suis connu dans toute la France comme le loup blanc. Cet été, je rentrais dans les restaurants, tout le monde me serrait la main et me disait “M. Frêche, vous dites ce qu’on a envie de dire, continuez!” C’est vrai, je suis très connu et je suis l’un des rares hommes de province à être connu dans toute la France!»
Cinq statues de «grands hommes» seront prochainement inaugurées à Montpellier, parmi lesquelles Lénine, mais le président de région n’exclut pas de voir un jour la sienne s’ajouter à la liste non exhaustive des bons de commande.
«Si quand je serais mort, il y a des gens qui veulent faire une statue, je n’ai qu’un vœu, être à cheval!»