Ils tentent de calmer le jeu. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, et le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, ont lancé ce dimanche un appel à l'unité au sein de l'UMP. Le patron du parti présidentiele st en effet l'objet de vives critiques au sein de sa formation politique.
Interrogé en marge de la réunion de rentrée des militants UMP des Alpes-Maritimes, à Auron, à laquelle il participait, sur les critiques dont il est l'objet, Xavier Bertrand a souligné qu'il n'y avait rien là de très nouveau. «Qu'il y ait des ambitions, de l'agitation, n'est pas nouveau. L'heure est au rassemblement. Le président de la République a besoin d'une majorité soudée», a-t-il déclaré.
Dans une interview au Parisien, publiée ce dimanche, le ministre de la Relance et ex-secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a tiré à boulets rouges sur Xavier Bertrand, qu'il a présenté comme «un gentil organisateur du Club Med». La veille, les ministres François Baroin (Budget) et Bruno Le Maire (Agriculture), le patron des députés UMP, Jean-François Copé, et son bras droit, Christian Jacob, avaient appelé dans une tribune publiée par Le Figaro à une UMP «redynamisée» en vue de 2012.
Xavier Bertrand a rétorqué ce dimanche qu'il y avait davantage de militants à l'UMP aujourd'hui qu'il y a un an et qu'une «nouvelle dynamique» était déjà engagée au sein du parti majoritaire pour préparer la présidentielle. Christian Estrosi, de son côté, a assuré que «la famille UMP est très largement rassemblée derrière Xavier Bertrand», en mettant en garde contre le virus de la division.
«La division est une maladie mortelle. Si les Français pensent que les socialistes nous ont refilé le virus et que nous l'acceptons de bonne grâce, ils ne nous le pardonneront jamais», a-t-il dit, plaidant pour que l'Ump prenne « à titre préventif, l'antibiotique de l'unité».