L'éventuelle candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle suscite des réactions. Le ministre de la Jeunesse Marc Philippe Daubresse, centriste de l'UMP, s'est dit opposé samedi à une candidature de son collègue à l'Ecologie Jean-Louis Borloo pour la présidentielle de 2012. Pour lui, la France «n'a pas besoin de candidatures qui créent des problèmes».
«A l'heure où certains grillent les étapes en se focalisant sur la prochaine présidentielle, notre priorité est la réussite de la seconde moitié du quinquennat, affirme-t-il dans un communiqué. Dans cette perspective, la majorité a, aujourd'hui plus que jamais, besoin d'un nouveau souffle centriste, républicain et humaniste. La personnalité et les idées de Jean-Louis Borloo sont indispensables dans cette nouvelle étape», explique-t-il aussi.
Mais il n'est pas favorable à une candidature de Jean-Louis Borloo, envisagée par certains dans la majorité pour rassembler les centristes.
«La France a besoin d'un homme loyal au président de la République qui ne cherchera pas à transformer nos chapelles rassemblées en écurie de la division» et «d'un homme responsable qui ne laissera pas se produire un 21 avril à l'envers où le candidat de la droite et du centre ne serait pas qualifié pour le second tour», ajoute le ministre.
En réponse, le ministre de l'Ecologie a appelé les centristes à travailler «ensemble sur dix grands chantiers stratégiques». «Mais on ne le fera pas contre nos amis» de l'UMP, a-t-il prévenu en balayant la question de son éventuelle candidature en 2012. «Avant de savoir s'il faut un candidat, il faut travailler à un projet», a répété Jean-Louis Borloo devant un parterre de centriste, à Lyon.