Primaires à gauche: le PRG pose ses conditions

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Publié le 4 septembre 2010.

PRESIDENTIELLE 2012 - Le Parti radical de gauche hésite encore à s'allier au Parti socialiste dès le premier tour...

Quelle stratégie pour le parti radical de gauche en 2012? A l’occasion des universités d’été du parti, Jean-Michel Baylet, président du PRG, a posé samedi quatre conditions à la participation du PRG aux primaires socialistes, alors que les militants sont divisés sur le sujet, certains préférant qu'un candidat se présente au premier tour de la présidentielle de 2012.

S'il était question qu'une décision soit prise à l'université d'été qui se tient jusqu'à dimanche à Seignosse (Landes), Jean-Michel Baylet a annoncé qu'«il appartiendra à un congrès ou une convention» dans les mois qui viennent «de fixer notre position». Martine Aubry est «prête à y venir», a-t-il précisé.

Participer à l’organisation des primaires

Devant quelque 600 militants réunis pour un débat sur 2012, il a déclaré: «Après avoir gagné les régionales avec les socialistes, préparé les cantonales et sénatoriales avec eux, il ne serait pas sans logique d'aborder la présidentielle de façon unie».

Mais pour cela il faut réunir «quatre conditions: que ce rassemblement reste ouvert» et «que d'éventuelles primaires au sein de la gauche républicaine se déroulent selon des modalités fixées en commun et non dictées par les socialistes».

Pour le sénateur de Tarn-et-Garonne, il faut aussi que «les socialistes montrent par des signes clairs dès les cantonales et sénatoriales (de 2011) qu'ils sont enfin décidés à respecter leurs alliés». «Ils ne sont pas fondés à compter automatiquement sur nos voix pour le Sénat», a-t-il prévenu alors que certains au PRG imaginent Jean-Michel Baylet président du Sénat en cas de basculement de cette assemblée à gauche.

Bernard Tapie candidat?

Enfin, «la présidentielle précédant les législatives, on ne pourra compter sur nous pour celle-là que si l'on compte avec nous pour celles-ci», a-t-il ajouté, souhaitant un «groupe parlementaire indépendant».

Mais si ces conditions ne sont pas réunies, il y aura un candidat radical au premier tour de la présidentielle et Bernard Tapie, qui a récemment repris sa carte au PRG, n'est pas exclu, a-t-il répété: «Tout est possible si Bernard Tapie (...) s'engage très clairement contre la droite et sa politique alors que certains le soupçonnent de vouloir diviser la gauche», lui qui a soutenu Nicolas Sarkozy en 2007.

Avec AFP
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