L'université d'été de la Rochelle a permis à Martine Aubry de montrer qu'elle avait conquis ses galons de patronne du PS, estime l'ensemble des éditorialistes, dont les avis sont plus partagés quant à sa légitimité de candidate pour 2012.
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Selon Paul Quinio, de Libération, à La Rochelle, «les socialistes et leur première secrétaire en tête, ont fait la démonstration qu'ils étaient de retour». Même si, rétorque Yves Thréard dans Le Figaro, «Martine Aubry s'est contentée de slogans faciles, de formules, d'incantations, comme pour mieux cacher que sa politique épousera invariablement les vieilles lunes d'antan».
«S'il n'a pas, pas encore, de candidat(e), le Parti socialiste a aujourd'hui une vraie patronne» estime Bruno Dive dans Sud-Ouest.
Dans Le Courrier Picard, Didier Louis pense aussi que «Martine Aubry s'est imposée comme patronne». «Elle a assaini le parti, recollé les morceaux de l'exécrable congrès de Reims, dicté sa méthode. Reste à passer du statut de chef du PS à celui de général en chef de l'opposition», ajoute-t-il.
Jacques Guyon de La Charente Libre pense qu'on «doit également cette embellie à l'action en profondeur de Martine Aubry et à son souci de faire passer les idées avant les ambitions personnelles»? Selon lui, elle «se retrouve naturellement en position d'incarner l'alternance au sarkozysme».
Patronne mais pas encore candidate semble croire Philippe Jarrassé (L'Est Républicain): «la première secrétaire a tous les atouts pour faire une candidate, sauf un. Cette qualité qu'avait - par exemple - Ségolène Royal de surprendre, de faire rêver, de créer une relation personnelle unique avec l'électeur».
D'autres au contraire, tel François Martin du Midi Libre, jugent que «la patronne du PS, hier, a revêtu les habits de la présidentiable. Avec un discours offensif, argumenté, imagé, réaliste, Martine Aubry a esquissé les contours d’un projet présidentiel».
«Elle est apparue comme une vraie candidate pour les socialistes. Comme elle a du métier, elle a su faire comprendre à ses camarades concurrents (ou concurrents camarades) qu’elle n’était pas arrivée à la tête du parti simplement par défaut. L’ancienne ministre du Travail n’a pas une âme d’intérimaire.», commente de son côté Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles d'Alsace).