Université d'été du PS à La Rochelle: Suivez en direct le discours de Ségolène Royal

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Publié le 27 août 2010.

PARTI SOCIALISTE - La présidente de la région Poitou-Charentes ne veut pas semer la «zizanie»...

15h42: C'est la fin de ce live. A venir bientôt, une synthèse sur ce discours.

15h40: Elle continue, toujours sur le thème de l'unité. "Unis nous sommes, unis nous demeurerons, nous resterons unis quoiqu'il arrive, rien ne doit nous séparer", lance-t-elle encore, comme une promesse qu'on se fait entre copines, enfants. "C'est ainsi que nous donnerons à la France le respect et l'espérance qu'elle mérite. C'est unis que nous gagnerons". Une fin très applaudie par la salle, qui scande": tous ensemble, tous ensemble, socialistes!".

15h36: Elle conclut par une tirade sur l'unité. "Ce qui compte c'est que nous soyons ensemble", commence-t-elle, appelant à agir "collectivement". "Ce pouvoir reste puissant, nous montrerons que ce qui nous uni dans la République du respect et plus fort que ce qui nous" oppose, continue-t-elle. "Nous savons nos voix sont plus puissantes que les attaques vicieuses, que l'inertie de l'Elysée qui travaille à ce que rien ne change". "Par notre travail et notre unité, nous allons incarner une espérance", espère-t-elle, applaudie à chaque fin de phrase. L'appel à l'unité est apprécié mais le style provoque quelque moues dans le public, à chaque fois que le mot "espérance" est répété.

15h33: "Les Français ne veulent plus de cette société de la crise morale, il s'inquiète des incertitudes qui pèsent sur l'avenir des enfants", lance-t-elle. "Dans deux ans, nous tournerons la page de la  politique qui place l'avarice et l'irresponsabilité des marchés devant le travail (...) Dans deux ans, nous pourrons mettre fin à cette présidence qui cherche à diviser notre nation car elle croit que c'est ainsi qu'elle pourra être réélue (...) Dans deux ans, nous pourrons en finir avec ce pouvoir qui nous demander d'avoir peur au moment où nous avons surtout besoin d'espérer", afifrme-t-elle dans une longue tirade.

15h30: Elle parle du "clan" qui est au pouvoir en France. "Il y a une corruption plus grave encore, c'est la corruption de l'esprit de la République, c'est celle des valeurs", assure-t-elle. "Le pouvoir est fait pour servir et non pas pour se servir".

15h29: Elle reparle de l'encadrement des jeunes par les militaires, idée qui ne fait pas recette au PS. "Ce n'est pas pour polémiquer que je l'ai proposé. On peut en débattre, on peut affiner", demande-t-elle.

15h28: Elle parle de "sécurité durable", de l'équilibre nécessaire entre la prévention, la repression et la sanction. Il faut des "alternatives" à la prison puisque 55.000 peines prononcées ne sont pas effectuées. "La prison fabrique davantage de délinquance", assure-t-elle.

15h25: Elle parle des "idées reçues" que fait circuler la droite, assurant que le thème de la sécurité appartient à tout le monde. "Il n'y a pas d'un côté les socialistes rigides, de l'autre les socialistes rigides: il y a une volonté de donner plus à ceux qui ont moins, c'est pourquoi l'ordre juste fait partie du pacte social". Elle dit que ceux qui souffrent le plus sont ceux qui subissent le plus l'insécurité.

15h22: Elle évoque désormais la sécurité. "Cet echec est l'échec d'un homme, Nicolas Sarkozy. C'est l'echec de sa politique qui a aboutit à une diminution des forces de l'ordre. C'est l'echec d'une méthode selon laquelle la police devrait être en état de guerre, mais la sécurité, c'est la société tout entière qui doit la construire et l'exemple doit venir d'en haut", juge-t-elle.

15h20: Elle aborde désormais la question de la réforme des retraites, regrette ques les "français n'ont été ni écoutés, ni consultés". Parlant de la retraite comme d'un patrimoine, elle lance:  "Il est inadmissible d'y porter atteinte de cette façon. ça suffit!". L'expression est à nouveau reprise brièvement pas quelques personnes dans la salle. Elle appelle de ses voeux une "république du respect".

15h18: Elle continue sur la crise du lait, et évoque un déplacement cet après-midi chez des producteurs de lait. "Nous lui disons à Nicolas Sarkozy que les visites, ça suffit, que les discours, ça suffit, que les mises en scènes, ça suffit!".  "ça suffit!", reprend-elle, une expression reprise par une partie de la salle qui scande: "ça suffit, ça suffit!"

15h18: "Nous avons créé la sécurité sociale professionnelle", se félicite-t-elle. "J'ai la fierté d'avoir fait élire sur ma liste trois syndicalistes non membres du PS, qui symbolisent les combats sociaux emblématiques", ajoute-t-elle. Il y a notamment un salarié d'Heuliez. Mais aussi un responsable CGT de New Fabris, l'entreprise "liquidée malgré les promesses d'Estrosi", insiste-t-elle.  Elle parle désormais de le crise du lait, qui c'est vrai, touche particulièrement sa région.

15h11: Comme l'an dernier, finalement, Ségolène Royal fait un long exposé sur sa politique régionale qui peuvent servir d'"exemple" au niveau national. L'entrée d'une région dans une entreprise privée, par exemple, comme Heuliez, dont la région possède 31% du capital. "POurquoi l'Etat ne rentrerait pas au capital des banques, dès lors que c'est l'Etat qui renfloue" ces établissements, demande-t-elle. Et toutes les subventions sont accordées à la condition où la société ne licencie pas. "Si ça marche au niveau régional, pourquoi ça ne marcherait pas au niveau de l'Etat", demande-t-elle encore.

15h08: Elle attaque sur du local, sur la gestion de la tempête Xyntthia par le gouvernement. "Nous aurions voulu moins de visite, mais plus de respect". Elle rappelle son score, 61% des voix, au second tour lors des dernières régionales.

15h06: "Je te salue Martine et toute l'équipe qui t'entoure", commence Ségolène royal. Elle dit "bravo", "merci", à tout le monde, sauf qu'elle appelle Lauriane Deniaud, la présidente des MJS, "Laurence". Oups, la gaffe.

15h05: Ségolène Royal arrive sur scène, enfin. La salle est debout, l'applaudit longuement. Elle est en tailleur-pantalon noir, les cheveux attachés. L'heure est grave...

14h58: François Hollande vient d'arriver par une entrée secondaire. Il est en retard, il tente de ne pas se faire remarquer. Il entendra l'essentiel: le discours de Ségolène Royal.

14h53: Emmanuel Maurel est "chagrin", parce qu'on se rend pas assez compte du nombres d'intellectuels, de philosophes, de scientifiques, de syndicalistes qui sont là. "On ne fait pas le projet dans un petit bureau de la rue de Solferino",  insiste-t-il.

14h52: Il continue sa mise au point sur la sécurité. "Il n'y a pas deux lignes au PS", d'un côté les angélistes, de l'autre, les sécuritaires, continue Emannuel Maurel. ça, c'est une réponse à Ségolène Royal. Mais il dit ensuite qu'elle a bien parlé dans Libération ce vendredi matin, à propos des sondages qui ne signifient pas grand chose si loin de l'échéance.

14h50: Emmanuel Maurel, secrétaire national au universités d'été, annonce que c'est une université de "mobilisation", "car nous sommes aux côtes des Français qui souffrent". Il parle de la "préparation de la reconquête", notamment pour le projet. "Tous les sujets seront abordés, il n'y a pas de sujets tabous au PS, il n'y a pas d'impensée au PS", lance-t-il, en réponse à Julien Dray qui jugeait cette semaine que "la sécurité est l'impensée du PS". Donc oui, il y aura des débats sur la sécurité.

14h45: Le maire de La Rochelle fait applaudir Ségolène Royal, saluant son action sociale à la tête de la région Poit-ou-Charentes, face à la crise. "Combien il est bon cette année de nous savoir unis, rassemblés", conclut-il

14h40: "Les socialistes ont su garder leur sang froid", ajoute-t-il, face à l'offensive sécuritaire du gouvernement. Le nom d'Hortefeux et d'Estrosi sont légèrement sifflés par la salle..."Nous sommes ici à La Rochelle unis"

14h40: D'abord, c'est Maxime Bono, le député-maire qui prend la parole. Il veut insister sur "le sens politique fort" du moment, vu le contexte politique. Il évoque l'affaire Woerth-Bettencourt, notamment, et l'offensive sécuritaire du chef de l'Etat. "Il a tenté de faire diversion", juge l'élu, avec le thème de la sécurité, mais ça n'a pas marché, se félicite-t-il.

14h28: La claque est vraiment partie. Ségolène Royal et Martine Aubry arrivent côte à côte dans une inévitable cohue. Des "Ségolène, Ségolène" fusent.... Couverts par des "Tous ensemble, tous ensemble, socialistes!" au final, repris par la salle debout pendant de longues minutes. Pas d'égos, pas de querelles on a dit... L'animateur a du mal à prendre la parole...

14h25: Benoît Hamon arrive dans la salle, escorté par de timides applaudissements...

14h20: Une timide claque, qui prend de l'ampleur, est lancée. Ségolène Royal doit arriver... Eh non.... Tout le monde se rasseoit.

14h15: La salle où vont se dérouler les discours est pleine à craquer. Elle a été décorée de quelques toiles d'art comptemporains. A l'extérieur, les photographes et les caméramen font le pied de grue en guettant l'arrivée de Ségolène Royal.

Après une fine pluie dans la matinée, les rayons de soleil commencent à percer le ciel nuageux de La Rochelle. Les militants arrivent peu à peu à l’espace Encan, où se déroulent l’université d’été du PS. «On attend du sérieux cette année, ce qu’il se passe actuellement est trop grave pour que nos élus se tapent dessus», espère Hermine, militante croisée sur le parvis, parapluie à la main. Son espoir, celui de l’immense majorité des militants, semble avoir été entendu. Les ténors du PS disent vouloir venir «avec un grand esprit de responsabilités», qui évacue, forcément, les petites phrases qui ont souvent fait le sel de La Rochelle.

Ségolène Royal, qui a milité vendredi matin en faveur des producteurs de lait, l’a assuré à des journalistes jeudi soir, elle ne s’est pas décidée pour les primaires, elle privilégie toujours le fameux «dispositif gagnant».  

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui ouvre traditionnellement le rassemblement en tant que puissance invitante, a déjà fait savoir qu’elle ne voulait pas alimenter les «zizanies». Son discours, prévu en début d’après-midi, sera empreint de gravité. La «justice sociale» sera à l’honneur, ainsi que «l’état moral de la France», assure son entourage. Elle devrait également parler de la sécurité, thème qui lui est cher.

Maud Pierron, envoyée spéciale à La Rochelle
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