Ségolène Royal en remet une couche. Après avoir fait sa rentrée médiatique sur le terrain de la sécurité en début de semaine, la présidente de Poitou-Charentes persiste et signe. Elle «propose de dire que la sécurité fait partie de la question sociale» et que «c'est une faute de penser que le thème de la sécurité est de droite», dans une interview accordée à Libération ce vendredi, jour du début de l'université d'été du PS à La Rochelle.
Interrogée sur la crédibilité du projet du PS, Ségolène Royal affirme que «tout le monde est conscient qu'il faut aller plus vite dans un contexte où l'alternance est possible, et aussi préserver l'unité des socialistes». «Les gens ne nous pardonneraient pas de nouvelles divisions», juge l'ex-candidate socialiste, qui «dit la même chose que Martine (Aubry, ndlr): nous avons la responsabilité d'oeuvrer pour un dispositif gagnant».
Ségolène Royal indique qu'elle «prendra sa décision quand le moment sera venu» quant à son éventuelle candidature à la présidence en 2012.
«Pour le moment l'heure est au travail collectif autour du projet», ajoute-t-elle. Interrogée sur le fait d'être «plus isolée qu'avant», Ségolène Royal «rappelle que 50% des militants ont voté pour (elle) au congrès alors que, déjà, on (la) disait isolée».