Amine Benalia-Brouch en a gros sur le cœur et veut le faire savoir. Ce jeune militant UMP avait été au cœur d’une polémique lors du campus d’été de l’UMP en 2009 lorsque Brice Hortefeux, prenant en exemple le jeune homme d’origine algérienne avait lancé «Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes». Pour ces propos, le ministre de l’Intérieur a été condamné à 750 euros d’amende pour injure raciale.
Mais ce n’est pas cette saillie qui a heurté Amine Benalia-Brouch, qui a annoncé lundi qu’il quittait l’UMP. C’est tout un tas d’événements. «La politique sécuritaire» du gouvernement qui l’a poussé à quitter le parti majoritaire. «Aujourd’hui on attaque les Roms, demain, ce sera qui?», se demande-t-il dans une interview à Soyou TV. «En s’attaquant à une ethnie, à une origine», le gouvernement est «allé trop loin», continue-t-il.
Déjà, l’arrivée de Philippe de Villiers à l’UMP en août 2009 l’avait agacé car il n’a pas envie de partager des idées avec le président fondateur du Mouvement pour la France. Le débat sur l’identité nationale avait également «fortement» déplu au jeune homme «de mère portugaise et de père algérien. Du coup, celui qui se définit comme un homme «libre de pensée, libre de parole», compte rejoindre le parti de Dominique de Villepin.
Au passage, l'ex-militant en profite pour régler ses comptes avec Dominique Paillé, le porte-parole de l'UMP, qui avait estimé qu'il n'était un cas isolé. Selon Amine Benalia-Brouch, il y a au moins une dizaine de militants UMP qu'il connaît souhaitant quitter l'UMP. «Un cas isolé, je ne le pense pas», tacle-t-il.
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