Le président de la République Nicolas Sarkozy  s'exprime à la préfecture de l'Isère, à Grenoble, le 30 juillet 2010.
Le président de la République Nicolas Sarkozy s'exprime à la préfecture de l'Isère, à Grenoble, le 30 juillet 2010. - AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

Un retour total aux fondamentaux. Pendant une grosse demi-heure, ce vendredi à Grenoble, Nicolas Sarkozy a montré les muscles. Dans un discours qui rappelait son passage au ministère de l’Intérieur, le chef de l’Etat a martelé que la fermeté était la seule solution pour que «les atouts» de la France ne soient pas «gâchés par une poignée de délinquants».

Peine de 30 ans incompressible pour les assassins de policiers ou de gendarmes

Ainsi, «tous les moyens seront mis en oeuvre pour retrouver et châtier» les émeutiers de la Villeneuve, a assuré le président, jugeant «inadmissibles les appels au meurtre de policiers». Et comme «la cause de la délinquance est la permissivité et la démission», il a affiché sa sévérité vis-à-vis des délinquants en proposant toute une série de mesures.

Déchéance de la nationalité française pour «toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique», extension des peines plancher à toutes les formes de violences aggravées dès le 7 septembre, fin du principe d’acquisition automatique de la nationalité pour les mineurs délinquants, ou encore mise en place d'une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes, ont ainsi été annoncées.

«Guerre nationale»

Le chef de l’Etat a aussi rappelé qu'il avait demandé «l'engagement de la responsabilité sur le plan pénal des parents de mineurs délinquants manifestement négligents».

Autre cheval de bataille, le taux de chômage des immigrés illégaux. Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté d’«évaluer» leur droits et prestations. Le chef de l’Etat a conclu son discours en appelant toutes les bonnes volontés «de toutes les formations politiques» à se joindre à lui et au gouvernement dans cette «guerre nationale» contre la délinquance, qui va durer «plusieurs années».

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