Pas de plage de sable fin, pas de rouleaux de l’océan Atlantique ni cette agréable impression d’être encore un peu en vacances tout en discutant le bout de gras politique. Non, cette année, les Jeunes Pop n’iront pas à Royan (Charente-Maritime) comme en 2008, ni à Seignosse (Landes) comme en 2009, ils feront leur université d’été à Pont-Marly, dans les Yvelines. Et là encore, ils devront faire une croix sur les fameuses soirées endiablées où les élus ou ministres – telle Nadine Morano – côtoyaient les militants puisque le Campus 2010 se déroule sur une seule journée, le mardi 31 août.
Et oui, la rigueur touche aussi les Jeunes de l’UMP. «En temps de crise, les gens auraient difficilement compris qu’on tienne un campus comme l’an dernier», se justifie Benjamin Lancar, le président des Jeunes pop, contacté par 20minutes.fr. «Il faut un peu de décence et d’humilité», ajoute-t-il. Pour autant, Benjamin Lancar salive d’avance de cette journée dont le thème est «Nation, travail, liberté» et le sujet principal, «l’engagement». Evidemment, «tous les ministres sont invités», «Xavier Bertrand fera un discours» et «on espère la présence de François Fillon».
Cette nouvelle attitude aurait été réclamée par la direction de l’UMP. Benjamin Lancar ne dément pas mais précise: «c’est la rencontre de deux volontés, celle de Xavier Bertrand et celle des Jeunes, qui veulent montrer qu’ils ne sont pas sur un îlot déconnecté de la réalité difficile. Le chef de l’Etat a bien annulé la Garden party». En tout cas, la répercussion médiatique sera forcément moindre, d’autant que la journée se tient le surlendemain de la clôture de l’université d’été du PS à La Rochelle, un ogre médiatique qui laisse peu de place au reste. «Ah bon? feint de s’étonner Benjamin Lancar. Non, je crois au contraire que ce sera très suivi puisque les débats sont concentrés sur une journée et il faudra un peu de rupture par rapport à la gauche», s’avance-t-il.
Ce profil bas pourrait être motivé par la volonté d’éviter une nouvelle gaffe. Le campus de l’an dernier à Seignosse avait en effet marqué le début de l’année noire de la majorité, avec la sortie de Brice Hortefeux sur les Auvergnats.
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L’an dernier, la manifestation à Seignosse avait coûté plus d’un millions d’euros et réuni quelque 1.800 militants. Cette année, un millier de Jeunes pop sont attendus mais le coût total ne nous a pas été communiqué par Julien Rutard, responsable des adhérents et des événements chez les Jeunes Pop. «On fait des économies conséquentes par rapport à l’an dernier», s’est –il contenté de dire. «Et on permet à nos adhérents d’en faire puisque l’an dernier, l’inscription coûtait 50 euros et cette année, c’est gratuit».