Le président de la République Nicolas Sarkozy  s'exprime à la préfecture de l'Isère, à Grenoble, le 30 juillet 2010.
Le président de la République Nicolas Sarkozy s'exprime à la préfecture de l'Isère, à Grenoble, le 30 juillet 2010.

20minutes.fr

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  • Nicolas Sarkozy était ce vendredi à Grenoble, accompagné par les ministres Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie et par le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel. Ils se sont rendus sur place pour l'installation officielle du nouveau préfet de l'Isère Eric Le Douaron, dont le chef de l'Etat avait annoncé la nomination le 21 juillet à la suite des graves violences survenues dans un quartier populaire de la ville, en remplacement d'Albert Dupuy.

    Le déplacement a commencé par une visite à huis clos de l'hôtel de police de Grenoble, débutée peu après 11 heures. Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à la Préfecture pour participer à une réunion avec «les représentants locaux et nationaux de la lutte contre l'insécurité». Le chef de l'Etat a promis une augmentation des effectifs de police, du matériel, et demandé des sanctions sévères envers ceux qui ont visé des policiers à balles réelles à Grenoble, selon des syndicalistes policiers.

    38 policiers supplémentaires

    Les 38 policiers supplémentaires et le «matériel approprié pour faire face à ce grand banditisme qui sévit sur l'agglomération grenobloise» seront déployés d'ici au 1er septembre, a déclaré le secrétaire départemental du syndicat de police SGP-FO (Syndicat des gardiens de la paix-Force ouvrière), Daniel Chomette.

    La police grenobloise devrait notamment recevoir des véhicules supplémentaires, des armes appropriées, casques, moyens d'écoute, de sonorisation et d'éclairage, a-t-il ajouté, précisant que les effectifs de la circonscription étaient passés de 600 il y a vingt ans à 450 actuellement. «38, ce n'est pas assez, il faudrait une centaine» de policiers supplémentaires, a estimé Valérie Mourier, secrétaire départementale du syndicat policier Alliance.

    «Hors de question que la police recule»

    «Il nous a dit qu'il était extrêmement touché par le fait que des policiers aient été mis en joue par des délinquants et qu'il était hors de question que la police recule», a déclaré Daniel Chomette.

    La visite a été précédée de critiques venues de la gauche, qui estime que le président masque ainsi la faiblesse de ses résultats en matière de lutte contre la délinquance. «L’installation d’un policier à la tête des services de l'Etat en Isère révèle une conception curieuse du rôle d’un préfet. Ce qu’il faut surtout ce sont des moyens pour renforcer la police à Grenoble qui a perdu 120 policiers depuis 2002», a affirmé dans un communiqué Erwann Binet, patron de la fédération PS de l'Isère.

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