Brice Hortefeux apporte son soutien «sans réserve» aux policiers et gendarmes qui ont riposté

Publié le 21 juillet 2010.

GOUVERNEMENT - Pour lui, il y a besoin «d'action, de fermeté et de résultats sur le terrain»...

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux réaffirme dans Le Figaro de ce mercredi son soutien «sans réserve» aux policiers et gendarmes qui ont riposté, que ce soit à Saint-Aignan ou à Grenoble. D'après lui, il n'y a pas besoin pour autant «de grenelliser» les questions de sécurité alors que plusieurs socialistes réclament un «grenelle de la sécurité».

«Les personnes décédées étaient des délinquants connus»

Le ministre de l'Intérieur se déclare «scandalisé des déclarations de certains à l'égard de la police» après les événements de la nuit de vendredi à samedi à Grenoble où les forces de l'ordre ont essuyé des tirs d'armes à feu et de Saint-Aignan (Loir-et-Cher) où la gendarmerie a été attaquée, et des commerces et du mobilier urbain ont été endommagés. «Ils oublient une réalité: dans les deux cas, les personnes décédées étaient des délinquants connus», déclare Brice Hortefeux.

Selon lui, le jeune homme de Grenoble «avait été condamné trois fois, venait de braquer un casino, portait un gilet pare-balles et disposait d'un pistolet-mitrailleur». Quant au second, il «affichait le triste palmarès d'une vingtaine de procédures à son encontre», ajoute-t-il.

«Attention à ne pas inverser les rôles et les responsabilités!»

Pour lui, dans les deux cas, «policiers et gendarmes n'ont fait que riposter à des agressions qui auraient pu être mortelles. Je les soutiens sans réserve. Attention à ne pas inverser les rôles et les responsabilités!», prévient le ministre. Notant que «des élus affirment que la réponse sécuritaire ne doit pas être la seule, Brice Hortefeux réclame «que chacun fasse son bilan».

Ainsi, s'interroge-t-il, «pourquoi certaines villes socialistes refusent encore la vidéo protection? Où en sont certains élus sur la responsabilisation des parents et la suspension des allocations familiales? Où en sont-ils en matière de rénovation urbaine ou même d'éclairage public, qui fait encore cruellement défaut par endroits?», énumère le ministre. «Sans jeter l'opprobre sur telle ou telle gestion, je n'entends pas recevoir de leçons de ceux qui aujourd'hui se réveillent après avoir tant laissé faire», ajoute-t-il.

«Pas besoin de colloques, mais d'action, de fermeté et de résultats sur le terrain»

Pour autant, pas besoin non plus de réunir des états généraux de la sécurité. Après les derniers événements, des socialistes, tels Manuel Valls, député-maire d'Evry ont souhaité que soit organisé un «grenelle de la sécurité urbaine».

«Par tempérament et par conviction, je suis ouvert et respectueux des suggestions des élus», affirme Brice Hortefeux, mais «je le dis clairement: nous n'avons pas besoin de "grenelliser" une nouvelle fois, nous n'avons pas besoin de colloques, mais d'action, de fermeté et de résultats sur le terrain», ajoute-t-il. «Moi, je veux surtout un Grenoble sécurisé», clame le ministre de l'Intérieur dans son entretien au Figaro.

C.C. avec AFP

 

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