Polémique en vue dans le landerneau socialiste valdoisien. Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val d’Oise lors des dernières régionales, a été licencié par le maire socialiste de Sarcelles, François Pupponi, pour «abandon de poste», révèle L’Express.fr. L’information a été confirmée par les deux intéressés à l’AFP.«Depuis le lendemain des élections régionales, à la fin mars, il ne mettait plus les pieds au bureau, malgré les courriers de relance que nous lui avions envoyés. Quelqu'un qui ne vient pas travailler, on ne peut pas le garder, c'est une question de justice et de droit», a affirmé à l'AFP l’édile socialiste.
La vérité est ailleurs pour Ali Soumaré, qui avait été attaqué au cours de la campagne des régionales par des élus UMP à propos de son prétendu casier judiciaire de «délinquant multirécidiviste». Pour lui, c’est «un problème de jalousie». Il explique également avoir tenté en vain «une séparation à l'amiable» après la détérioration de leurs relations depuis janvier.
D’après le site de L’Express, les deux élus se sont accrochés verbalement en février en marge d'un meeting à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), en pleine polémique sur le casier judiciaire. «Pourquoi t'exposes-tu autant aux médias? Tu vas te faire massacrer!», aurait lancé le maire de Sarcelles à Ali Soumaré. «Avoue que tu veux prendre ma place et qu'on t'a promis ma circonscription!», aurait-il ajouté. Le député-maire de Sarcelles confirme la première partie de la citation, mais réfute la seconde. «Ce sont des conneries. Il n'y a pas de jalousie de ma part.»
Dans un communiqué, Kamel Hamza, président de l'Aneld (Association nationale des élus locaux de la diversité) et élu d'opposition (UMP) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) a demandé à la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, «des explications sur la promotion de la diversité au sein du Parti socialiste».