Eric Woerth a annoncé ce mardi qu'il allait quitter ses fonctions de trésorier de l'UMP, comme le lui a conseillé le président de la République, qui souhaite qu’il se consacre exclusivement à la réforme des retraites. Du coup, la question de son successeur est posée.
Dans une interview accordée au Figaro ce mardi, Eric Woerth précise que sa démission prendra effet le 30 juillet, «car il faut nommer un successeur et préparer la transition». En effet, à l'UMP, on indique que le ministre s'est entretenu lundi soir avec le secrétaire général Xavier Bertrand, qu'il a convenu de revoir dans l'après-midi de mardi.
D’ici à la fin du mois, le futur ex-trésorier et le secrétaire général vont ainsi examiner différents dossiers en cours, explique Dominique Paillé à 20minutes.fr. «Selon les statuts du parti, Xavier Bertrand peut assurer l’intérim en attendant l’élection d’un successeur par le bureau politique.» A moins que ce ne soit Nathalie Etzenbach, directrice administrative et financière de l'UMP élue trésorière adjointe il y a moins d’un mois, qui ne reprenne le flambeau.
Car la procédure risque de prendre plus de temps que prévu. En effet, après la démission d’Eric Woerth fin juillet, le secrétaire général de l’UMP devra proposer un nom au bureau politique, qui devra approuver cette nomination. Problème: aucune réunion du bureau politique n’est prévue avant la rentrée. «Et comme c’est un mois de vacances, il risque d’être difficile d’organiser la tenue d’un bureau politique extraordinaire», note Dominique Paillé.
Le nom du futur trésorier du parti n'est pas encore connu, mais le profil du successeur d’Eric Woerth commence à se dégager, même si pour Dominique Paillé, «le “profil-type“ du trésorier, c’est Eric Woerth, mais malheureusement, il n’a pas de clone!». Il y a ainsi une très forte probabilité que le futur trésorier soit un élu, comme cela a toujours été le cas à l'UMP: «Ce n’est pas obligatoire en regard des statuts, mais en politique, la légitimité est donnée par l’élection populaire», souligne le porte-parole du parti. Et lorsqu’on lui demande si le fait de ne pas être membre du gouvernement sera un autre atout pour le futur trésorier, Dominique Paillé répond de façon sibylline que c’est «une chose à laquelle il va falloir réfléchir».