Après l'intervention de Nicolas Sarkozy, la gauche se désole, la droite applaudit

161 contributions
Publié le 12 juillet 2010.

REACTIONS - Le chef de l'Etat a répondu aux questions de David Pujadas sur France 2...

Pressé de s'exprimer après les récentes affaires, Nicolas Sarkozy a répondu ce lundi aux questions de David Pujadas sur France 2. Attendue, son intervention a été commentée par les différents acteurs de la vie politique du pays.

>> Revivez l'intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2 en cliquant ici.

«Le président s'égare! Selon lui l'affaire Bettencourt est le résultat d'un complot des adversaires de la réforme des retraites. Grotesque!», a estimé Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué envoyé avant même la fin de l'interview. Une intervention pour rien, selon le boss du Parti de gauche, qui juge que Nicolas Sarkozy «répète en boucle des formules et des tirades qui exaspèrent. On se dit qu'il parle parce qu'il ne peut pas se taire mais qu'il ne dit rien».

«Sur l'affaire Woerth, on attendait du président de la République qu'il se situe au-dessus des débats et propose une issue à cette affaire», s'est désolé Benoît Hamon. Mais le porte-parole du PS estime que «c'est lui qui est le principal obstacle à ce que la justice se saisisse de manière indépendante de cette affaire, il est le principal obstacle à l'éclatement de la vérité».

«Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux angoisses légitimes des Français»

L'eurodéputé UMP Philippe Juvin a de son côté salué «l’intervention du président de la République qui au-delà de son soutien à Eric Woerth, sali ces dernières semaines par des attaques ignobles, a remis les sujets de fond au centre des débats.» Selon lui, «les Français ont besoin d’être rassurés à une époque où l’économie est fragile. Ils attendent un cap sur les réformes. C’est pour cela que Nicolas Sarkozy a été élu en 2007, et c’est ce qu’il fait.»

«Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux angoisses légitimes des Français confrontés à la crise», répond Jean-Paul Huchon dans un communiqué. «Alors que le chômage augmente, que les droits sociaux sont sacrifiés, que les jeunes sont stigmatisés, il a justifié sa politique économique et ses réformes injustes», a indiqué président PS de la région Ile-de-France. Selon lui, le chef de l'Etat «se défausse pour mieux entrer en campagne».

«Au-dessus des polémiques»

Nicolas Sarkozy «a répondu à toutes les questions» et «il a montré que sa seule priorité ce sont les Français», s'est félicité Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l'UMP a estimé que «le chef de l'Etat a montré clairement le sens de son action et le cap pour notre pays» et «se situe au-dessus des polémiques».

«S'agissant des retraites, le président de la République confirme l'inflexibilité sur l'essentiel du projet gouvernemental», a déploré FO dans un communiqué. «C'est la raison pour laquelle si l'on veut une réforme respectueuse des droits des salariés, il faut d'abord obtenir le retrait du projet actuel», poursuit le syndicat. Un projet qui, selon FO s'attache d'abord à «répondre aux attentes des marchés financiers», comme celui de la réduction des dépenses publiques.

«Je ne suis pas sûre que cette émission change grand chose, conclut Marielle de Sarnez. J'ai entendu des arguments cent fois répétés et connus et je crains que tous ceux qui attendaient un élan nouveau ne soient restés sur leur faim». Pour la vice-présidente du MoDem, Nicolas Sarkozy «ne semble pas avoir été choqué autant que les Français par la multiplication des affaires qui ont touché son gouvernement».
 

J. M. avec AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr