Luc Chatel: les 16.000 postes supprimés en 2011 seront trouvés «sans problème»

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Publié le 8 juillet 2010.

EDUCATION - Le ministre est persuadé «qu'on va y arriver»...

A l’aube des vacances d’été, le ministre de l'Education, Luc Chatel, a fait le point ce jeudi sur ce qui attendait le milieu scolaire à la rentrée. En premier lieu, il  a affirmé que les 16.000 postes qui doivent être supprimés dans le budget 2011 dans l'Education nationale seraient trouvés «sans problème». 

En mai, le ministère a demandé aux recteurs d'académie de quantifier les marges de manoeuvre par académie pour continuer à supprimer des postes en 2011-2013, «sans dégrader les performances globales du système éducatif», dans plusieurs fiches internes dévoilées dans la presse début juin.

«Ce qui compte, c'est qu'on y arrive en gagnant en efficacité»

«J'ai pensé que le système éducatif pouvait encore s'améliorer en organisation, pas de la rue de Grenelle, mais au plus près du terrain (...). Ce qui compte, c'est qu'on y arrive en gagnant en efficacité (...) Les remontées laissent penser qu'on va y arriver», a indiqué Luc Chatel.

Par ailleurs, le ministre a répondu qu’il n’était «pas inquiet sur l'organisation de la (prochaine) rentrée». «Je suis vigilant», a-t-il ajouté, soulignant qu'il faisait «confiance au professionnalisme des équipes» éducatives. En effet, le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a appelé à la grève le 6 septembre. Pour Luc Chatel, ce n’est «pas fréquent d'avoir un mouvement de grève le premier lundi de la rentrée», mais «on va voir comment ça va se passer».

Enseignant, «c'est un métier quand même mal payé»

Par ailleurs, «deux réformes importantes» entreront en vigueur à la rentrée: la réforme de la formation des enseignants, dont il a admis que c'était un «dossier difficile» et «la réforme du lycée», qui entre en vigueur pour la classe de seconde. Sur la première, il a souligné que 2010-2011 était une «année transitoire». «On va voir comment elle se passe (...) ce n'est pas interdit d'améliorer les choses», a indiqué Luc Chatel.

Enfin le ministre de l’Education a estimé qu'«aujourd'hui, c'est très difficile» d'être enseignant. «C'est un métier quand même mal payé» et «qui a été dévalorisé», a-t-il dit, rappelant le plan de revalorisation annoncé pour les professeurs débutants à la rentrée.

C.C. avec AFP
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