François Hollande a défendu samedi à Bourg-les-Valence, dans la Drôme, l'élaboration pour la présidentielle de 2012 d'un «contrat d'après-crise» par les socialistes, capable de donner à la société «un espoir crédible, juste, en l'avenir».
L'ex numéro un du PS, qui est candidat aux primaires pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle, s'exprimait lors d'une réunion de «Répondre à gauche».
«Comme il y a eu un contrat d'après-guerre, il faut préparer un contrat d'après-crise avec une seule priorité: la jeunesse», a-t-il expliqué.
Pour lui, la jeunesse est «l'élément qui permet de rassembler toutes les générations, toute la société». «C'est un thème fédérateur, rassembleur», a-t-il dit en expliquant qu'il fallait «lui donner un espoir crédible, juste en l'avenir», car «il n'y a pas d'avenir pour une société si sa jeunesse est sacrifiée».
François Hollande a passé en revue les différents sujets touchant la jeunesse comme la formation, les contrats de travail, le progrès, le statut social...
A ses yeux, ce «contrat d'après-crise» à proposer aux Français lors de la présidentielle doit être élaboré très en amont de l'échéance. «Il faut avoir le souci de bien préparer ce rendez-vous, d'énoncer avec clarté des propositions et ne pas prendre le risque d'en avancer d'autres au dernier moment», a-t-il fait valoir.
François Hollande a toujours plaidé pour une désignation du candidat PS à la présidentielle avant l'été 2011, estimant qu'une désignation tardive serait «une prise de risque dangereuse». Mais sans succès. Le Parti socialiste a en effet décidé d'organiser les primaires à l'automne 2011.