Réforme des retraites: «Les Français ont peur» estime Martine Aubry

76 contributions
Publié le 24 juin 2010.

POLITIQUE - Pour la patronne du PS, les Français ont dit ce qu'ils «avaient sur le coeur»...

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé jeudi que les «deux millions» de Français «dans la rue» contre la réforme des retraites avaient dit ce qu'ils «avaient sur le coeur»: ils veulent une réforme «juste», ce qui n'est «pas le cas» de celle du gouvernement. «Deux millions de personnes dans la rue aujourd'hui, alors qu'il est difficile de perdre une journée de salaire par les temps qui courent, c'est évidemment très important», a affirmé la patronne du PS à TF1.

>> Revivez la journée de manifestations en live par ici

«Les Français ont dit ce qu'ils avaient sur le coeur: ils sont inquiets pour leur retraite, ils veulent une réforme qui soit juste et qui règle le problème, ce n'est pas le cas aujourd'hui avec celle du gouvernement».

«Les Français ont trop peur»

Le maire de Lille, qui avait défilé dans sa ville, a réaffirmé que le PS proposait «une réforme équilibrée». «Nous savons qu'il faut que la majorité des Français travaillent plus longtemps, partent plus tard, mais nous voulons que ceux qui ont commencé à travailler tôt, ont eu des emplois pénibles, qui ont aujourd'hui leur durée de cotisation et sont souvent au chômage puissent partir à 60 ans».

«Les Français ont trop peur, à juste titre, de l'avenir de leur retraite. Il faut maintenant les rassurer par une réforme juste, équilibrée, responsable et efficace. Et c'est ce que nous proposons», a lancé Martine Aubry. Interrogée sur la déclaration de l'ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, selon laquelle le PS «se trompe de combat» en faisant de l'âge légal de la retraite «un symbole», Martine Aubry a affirmé: «Quant aux propositions du Parti socialiste, je les lui ferai passer dès demain, et je suis convaincue qu'il sera convaincu».

Elle a relaté la situation notamment des «ouvrières du textile ou des dockers de Dunkerque» qu'elle a rencontrées jeudi, «qui ont commencé à travailler à 17, 18, ou 19 ans et qui vont avoir à 60 ans, 41, 42, ou 43 ans de cotisations» et à qui «on demande de travailler deux ans de plus». «Voilà les situations que Michel Rocard devrait connaître», a-t-elle lancé.

Avec AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr