La gigantesque affaire de fraude fiscale via le Liechtenstein s'est enrichie d'un nouvel épisode mardi, avec la transmission à la justice française d'une dénonciation susceptible d'impliquer les groupes Michelin, Adidas et une entité de l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total.
La gigantesque affaire de fraude fiscale via le Liechtenstein s'est enrichie d'un nouvel épisode mardi, avec la transmission à la justice française d'une dénonciation susceptible d'impliquer les groupes Michelin, Adidas et une entité de l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total. - Martin Bureau AFP/Archives

C. F.

Eric Woerth contre-attaque tous azimuts. Appelé à démissionner par l'opposition après la révélation de sa présumée intervention dans les affaires fiscales de Liliane Bettencourt, le ministre du Travail conteste ces accusations sur LCI ce lundi. «Est-ce que j'ai une tête à couvrir la fraude fiscale?», s'interroge-t-il.  
 
L'affaire a rebondi après la publication d'enregistrements pirates réalisés au domicile de la milliardaire, laissant supposer d'éventuelles opérations d'évasion fiscale à un moment où le ministre du Travail était ministre du Budget. Par ailleurs, son épouse, Florence Woerth, est responsable des investissements de Clymène, la structure de gestion financière des actifs de l'héritière de L'Oréal.

«Aucune confusion»

«Il n'y a aucune confusion d'aucune sorte entre ce que fait mon épouse et ce que je faisais comme ministre du Budget», s'est défendu Eric Woerth. «Tout cela est scandaleux, choquant, insultant pour moi», a-t-il ajouté à l'intention de ceux qu'il a accusés de vouloir «faire monter une sorte de mayonnaise politique».
 
«J'ai été le premier ministre du Budget à autant agir contre la fraude fiscale!», s'est-il encore défendu. Eric Woerth a ajouté qu'il n'était pas question qu'il quitte le gouvernement. «Pourquoi voulez-vous que je démissionne? Ça ne m'a jamais effleuré.»