C’était dans les tuyaux. Dominique de Villepin a officialisé samedi à Paris devant plus de 3.000 sympathisants le lancement de son propre mouvement politique, baptisé «République solidaire», a rapporté un journaliste de l'AFP.
Appelé à remplacer le club Villepin, qui revendique quelque 15.000 membres, ce mouvement politique se voulant au-dessus des clivages partisans, «libre et indépendant», aura notamment pour mission de permettre à l'ancien Premier ministre de recueillir des fonds pour faire campagne en 2012.
«Que tous ceux qui dans notre pays se laissent gagner par le fatalisme (...) puissent se laisser convaincre que quelque chose de nouveau se lève à nouveau en France, quelque chose qui ne cessera au fil des mois de grandir», a déclaré Villepin dans un discours à la forte tonalité gaulienne, multipliant les références historiques.
«Notre système économique et social est à bout de souffle», a aussi affirmé celui qui entend offrir une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy. Avant de monter sur la tribune, l'ancien diplomate avait goûté au plaisir du bain de foule pendant de longues minutes, au milieu des cris «Villepin président!». Les adhérents du nouveau mouvement pourront conserver une double appartenance politique, selon la présidente du club Villepin, Brigitte Girardin.