Des interrogations tout à fait logique selon l’intéressé: «Dans le cadre de la déclaration à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) que je souscris depuis de nombreuses années, il est exact que comme tout contribuable relevant de cet impôt je suis interrogé sur la consistance de certains éléments de mon patrimoine. Ce qui me paraît tout a fait normal.»
«La relation qui vient d'être faite de ce document confidentiel est pour le moins étrange», estime cependant Christian Blanc dans un communiqué. «Bien évidemment, je suis à même d'apporter à l'administration compétente les explications nécessaires permettant de répondre en toute transparence à ces questions, et cela dans les délais impartis».
Selon le Canard Enchaîné, les inspecteurs du fisc «mettent en doute l'exactitude de ses déclarations fiscales, aussi bien pour ses revenus de 2008 que pour son ISF des années 2004 à 2009». Ils s'interrogent sur la valeur déclarée par Christian Blanc et son épouse pour leurs biens immobiliers et s'étonnent que le secrétaire d'Etat «n'ait jamais déclaré à l'ISF ses actions de la société International Decision, fondée en 2005 et dissoute en 2009».
L'hebdomadaire satirique affirme également que les fonctionnaires des impôts se posent des questions sur le portefeuille boursier de l'ancien patron d'Air France et de la RATP et les avoirs détenus sur l'ensemble de ses comptes financiers.
Le Canard Enchaîné ajoute que les inspecteurs du fisc sont intrigués par la réévaluation à la hausse par l'épouse de Christian Blanc de sa participation dans une société familiale (laboratoires Arion), depuis la nomination de son mari au gouvernement, en mars 2008. De plus, selon le fisc cité par l’hebdomadaire, les bénéfices du cabinet médical de celle-ci sont «fluctuants au fil des ans».