Les assises de la refondation du centre ont lieu ce mardi à partir de 18h au Sénat. Le président de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, veut y réunir tous les centristes, d’où qu’ils viennent, «éclatés» après la disparition de l’UDF. Objectif: construire un nouveau projet et un centre uni et fort, qui reprenne sa place sur l’échiquier politique, sans donner aucune exclusivité à la gauche ou à la droite.
Les invitations ont donc été lancées de toutes parts, du Nouveau Centre au Mouvement démocrate en passant par les centristes de l’UMP. Pour le MoDem, François Bayrou, qui affirmait pourtant dimanche que le centre est «une famille politique» qui se «reconstruira un jour», ne sera pas présent. «Incompatibilité d’emploi du temps», selon son entourage.
En revanche, la vice-présidente du parti, et sénatrice, Jacqueline Gourault sera là, accompagnée, sans doute, d’autres sénateurs proches du MoDem.
Mais arriveront-ils à trouver une alliance? Selon Stéphane Rozès, président de CAP, «Jean Arthuis, Hervé Morin et Hervé de Charrette veulent faire exister le centre droit, avec un candidat à la présidentielle, différent de Sarkozy, mais qui appellera à voter pour lui au second tour». Rien à voir avec François Bayrou, qui lui «entend se poser comme une alternative. Sa logique, c’est d’être au second tour», précise le politologue. «Leur divergence, c’est Nicolas Sarkozy», conclut-il.
Là où se retrouvent les centristes, c’est à l’heure du constat: «leurs stratégies ont été invalidées par les électeurs centristes», explique Stéphane Rozès.
Attention pourtant, ils ne seront pas les seuls à viser les voix du centre. Europe Ecologie et potentiellement Corinne Lepage pourraient également lorgner sur cet électorat.