La majorité fait bloc autour de Brice Hortefeux, condamné vendredi à 750 euros d’amende pour injure raciale. Le ministre de l’Intérieur était jugé pour ses propos controversés à l’adresse d’un jeune militant UMP d’origine arabe.
Le Parti socialiste a aussitôt appelé Brice Hortefeux à «s’excuser et partir». En réponse, Dominique Paillé, le porte-parole adjoint de l'UMP, a affirmé sur RTL qu'il ne comprenait pas la condamnation du ministre et souhaitait que la décision d'appel soit «différente».
«Je connais bien Brice Hortefeux, c'est un ami, il est tout sauf raciste. J'étais sur place lors de l'épisode qui a donné lieu à cette plainte, et il n'y avait dans ses propos aucune injure raciale», a-t-il assuré.
Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a pour sa part jugé «honteuse» et «déplacée» la demande de démission formulée par Benoît Hamon. «Je vois dans les déclarations de M. Hamon une agitation et une manoeuvre purement politiciennes car jamais, par exemple, il n'a demandé la démission de Mme Royal quand celle-ci a été condamnée par des décisions que la Cour de cassation avait rendues définitives».
En avril 2009, la Cour de cassation avait confirmé la condamnation de Ségolène Royal pour ne pas avoir rémunéré deux ex-attachées parlementaires, une affaire remontant à 1997.
Enfin, c’est le Premier ministre François Fillon lui-même qui a «tenu» vendredi «à réaffirmer son soutien», «son amitié» et «sa confiance» au ministre de l'Intérieur. «Tous ceux qui connaissent Brice Hortefeux savent qu’il a montré, par son action, qu’il était respectueux des personnes et des lois. Les Français lui savent gré du travail qu’il effectue chaque jour au service de leur sécurité», a écrit le chef du gouvernement dans un communiqué.