Nicolas Sarkozy: le Taser, «c'est mieux que les effectifs»

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Publié le 3 juin 2010.

SECURITE - Le chef de l'Etat a vanté les mérites du pistolet électrique devant des gendarmes inquiets pour leur statut...

C’est un Nicolas Sarkozy très en forme qui a rendu visite ce jeudi à la brigade de gendarmerie de Lamotte-Beuvron. L’objectif de cette opération séduction dans le Loir-et-Cher: rassurer les gendarmes sur le maintien de leur statut militaire après l'intégration de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur.

Le chef de l’Etat en a ainsi profité pour passer en revue les tracas des gendarmes, notamment leur équipement. Nicolas Sarkozy a ainsi fait la promotion du Taser, notamment de son efficacité, parce qu’«avec ça, on n’a pas besoin d'être dix pour arrêter quelqu'un». Conclusion: le Taser, «c’est mieux que les effectifs».

«Quand il y a une femme, les hommes se tiennent mieux»

Les gendarmes ont également discuté chiffons avec le chef de l’Etat, particulièrement de leur uniforme, dont Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait demandé la modernisation fin 2002. Par exemple, le symbolique képi avait été remplacé par la casquette à l’américaine. «Le képi, je le respecte mais c’est difficile d’avoir le képi tenu d'une main et de courir de l'autre», a insisté le chef de l’Etat.

Très à l'aise, Nicolas Sarkozy a même disserté sur la mixité dans les forces de l'ordre. «J'ai remarqué que quand il y a une femme, les hommes se tiennent mieux, a-t-il lancé. C'est pour ça que je vais en mettre dans les CRS.»

«Votre statut de militaire, vous allez le garder naturellement»

Concernant le véritable objet de sa visite, le chef de l’Etat est resté intransigeant: «Le rattachement au ministère de l'Intérieur, c'est un choix que j'ai assumé, défendu et qui est absolument sans retour (...). Qui peut comprendre que la délinquance rurale dépende du ministère de la Défense et la délinquance urbaine de celui de l'Intérieur?»

«Votre statut de militaire, vous allez le garder naturellement», a également promis Nicolas Sarkozy aux gendarmes qui ont vu dans le rapprochement police-gendarmerie, opérationnel depuis le 1er janvier 2009, une menace pour leur statut.

C.C. avec agence
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