POLITIQUE - Les propos de Martine Aubry concernant Nicolas Sarkozy s'inscrivent dans une série d'attaques entre les deux camps...
Balle au centre.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), a critiqué ce lundi «la politique catastrophique des petites phrases» après les propos de
Martine Aubry concernant Nicolas Sarkozy. Samedi, la première secrétaire
a déclaré au sujet du chef de l'Etat: «J'ai un peu l'impression, quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité.»
Cette sortie, décriée de part et d'autre, s'inscrit dans une série d'attaques dans le cadre du débat sur les retraites,
qui a pris une tournure plus politique ces derniers jours, avec la présidentielle de 2012 en ligne de mire. Florilège.
La faute à Mitterrand
Nicolas Sarkozy
a ouvert le bal la semaine dernière en lançant une petite phrase sur la «responsabilité» de François Mitterrand dans le déficit actuel du régime des retraites devant des militants UMP de l'Oise: «Vous savez, quand on pense à ce qu’a fait François Mitterrand en ramenant l’âge légal du départ à la
retraite de 65 à 60 ans! On aurait beaucoup moins de problèmes s’il s’était abstenu», a lancé le chef de l'Etat. Propos aussitôt qualifiés comme étant pas «dignes d'un président» par
Martine Aubry.
Martine, «la dame des impôts»
Le débat sur les retraites
s'enflamme et mercredi dernier à l'Assemblée, le ministre du Travail
Eric Woerth dénonce le projet du PS sur les retraites présenté la veille. Il qualifie le prélèvement sur l’intéressement et la participation de vraie «bombe fiscale». « La dame des 35 heures se transforme en dame des impôts », lâche-t-il.
Le PS est «vintage»
Dimanche, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre critique sur le projet présenté la veille par le Parti socialiste lors de sa convention nationale, le jugeant inspiré des «années 70». «Moi, j'aime bien les années 70, ça fait un peu vintage», ironise-t-il.
C'est pas elle, c'est lui
Volant au secours de
Martine Aubry, critiquée pour sa comparaison hasardeuse, Ségolène Royal affirme dimanche que Nicolas Sarkozy «l'a bien cherché». Ambiance cours d'école.
Ambiance Coupe du Monde
Le même jour, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, prend la défense de Nicolas Sarkozy, jugeant que la maire de Lille est «disqualifiée pour exercer de réelles responsabilités». Comprendre pour être présidente.
Sarkozy «Sapeur Camember»
Entrant dans la danse, le vice-président du Front national Bruno Gollnisch y va lui aussi de sa petite comparaison ce lundi. «Moi je comparerais plutôt le président de la République au
Sapeur Camember», le personnage de bande dessinée «qui arrive à boucher le trou» mais en «a creusé un autre à côté». Très imagé, mais un peu abscons pour les moins de soixante ans.
Sarkozy et son gouvernement «nous font les poches»
La numéro un du PCF, Marie-George Buffet, s'y met. «Comparaison n'est pas raison», affirme-t-elle au sujet des propos de Martine Aubry. «Ceci dit, M. Sarkozy et son gouvernement nous font quelque part les poches, on le voit bien avec les différentes réformes qu'ils ont mis en oeuvre et on le voit aussi avec la réforme qu'ils veulent faire de la retraite», ajoute-t-elle.
C. F.