Ségolène Royal, le 18 mars 2010 à La Rochelle.
Ségolène Royal, le 18 mars 2010 à La Rochelle. - NOSSANT/SIPA

«Je préfère faire le sacrifice d'une ambition personnelle et voir gagner la gauche, que le contraire bien évidemment.» Ségolène Royal aurait-elle renoncé à se présenter en 2012? Rien n'est moins sûr. Mais l'ex-candidate PS à la présidentielle a en tout cas affirmé dimanche qu'elle était prête à faire preuve de solidarité avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.
 
Cette éventuelle candidature, a-t-elle insisté, «je (la) déciderai avec les autres leaders potentiellement candidats, parce je pense que c'est d'une décision collective, d'un dispositif collectif que nous réussirons à battre Nicolas Sarkozy».
 

«Nous avons tous les trois un potentiel important»

 «C'est pour ça que je me rapproche de Martine Aubry (...) que je suis en contact avec Dominique Strauss-Kahn, parce que je pense que, le moment venu, nous aurons à décider tous les trois ensemble comment nous nous engagerons dans cette campagne», a encore indiqué la présidente de Poitou-Charentes.
 
«Nous avons tous les trois un potentiel important et en (les) complétant, je pense que nous représentons une force dans laquelle les Français peuvent avoir confiance: Dominique Strauss-Kahn avec sa compétence internationale, Martine Aubry parce qu'elle est capable de mobiliser l'appareil du Parti socialiste». Et «moi-même, a-t-elle ajouté, parce que j'ai un lien profond avec le peuple français, avec les jeunes des quartiers, avec les jeunes des cités, avec l'expérience aussi à la tête de la région» Poitou-Charentes.
 
Ségolène Royal, Martine Aubry et DSK n'auraient ainsi pas forcément à se départager: un tel «dispositif gagnant» à trois pourrait être «présenté» dès les primaires que le PS prévoit d'organiser en 2011 pour désigner son candidat, a suggéré l'ex-candidate.


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